Générale de Santé table sur un maintien des marges en 2007
La Tribune
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Le groupe d'hospitalisation privée Générale de Santé a dégagé un bénéfice net de 225,4 millions d'euros en 2006, plus que quintuplé par rapport aux 40,9 millions de 2005, grâce à la cession d'actifs immobiliers et à l'intégration du groupe Hexagone, annonce-t-il ce jeudi dans un communiqué. Hors éléments non récurrents, le bénéfice net ressort néanmoins en progression de 21,4% à 54,4 millions d'euros.
Générale de Santé avait annoncé en mars la cession à la foncière Gecina pour 536 millions d'euros des murs de 28 de ses cliniques en France. Le résultat opérationnel courant a gagné sur l'exercice 28% à 126 millions d'euros, faisant passer la marge de 6,9% à 7,2% grâce entre autres à "l'amélioration de la performance opérationnelle en Italie" et à "la contribution significative des établissements du groupe Hexagone".
Générale de Santé avait acquis fin 2005 dix établissements de son concurrent français Hexagone Hospitalisation pour 430 millions d'euros. Hexagone a contribué à hauteur de 27,2 millions au résultat opérationnel courant. Sa marge, nettement supérieure à celle de l'ensemble du groupe, s'est élevée à 13,4%.
Le chiffre d'affaires, déjà publié, s'est élevé à 1,742 milliard d'euros, en croissance de 21,3%, "en dépit de deux baisses de tarifs successives" selon le groupe. Le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait annoncé début septembre un plan de 350 millions d'économies prévoyant notamment une baisse de trois points des tarifs des cliniques privées remboursés par la Sécurité sociale sur les trois derniers mois de l'année. Cette annonce avait suscité de vives réactions parmi les médecins libéraux et pesé sur le cours de Bourse de Générale de Santé.
Pour 2007, le groupe ambitionne de dégager une croissance interne de 5% contre un objectif atteint de 4% en 2006, en net ralentissement par rapport aux 9,2% de 2005. La marge opérationnelle devrait être maintenue à 7,2%.
Générale de Santé prévoit en outre de maintenir "une politique d'investissements ambitieuse, à hauteur de 10% du chiffre d'affaires". La dette du groupe a diminué à 439 millions d'euros contre 588 fin 2005.
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