L'envolée des investissements directs étrangers profite à la France

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La Cnuced fait état d'une hausse de 34% des investissements étrangers directs dans le monde en 2006, à 1.230 milliards de dollars. Les Etats-Unis ont repris leur place de premier pays bénéficiaire devant la Grande-Bretagne.

Troisième année de hausse consécutive pour l'investissement direct étranger (IED) dans le monde, qui a gagné 34% à 1.230 milliards de dollars en 2006, selon les chiffres publiés aujourd'hui par la Cnuced (Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement). "Une évolution qui reflète le dynamisme de la croissance mondiale, avec une forte activité de fusions et acquisitions qui a dopé l'IED", explique la Cnuced. Mais ce niveau n'atteint tout de même pas le record historique de 1.400 milliards de dollars de l'année 2000.

Dans ce contexte, la France se distingue par une envolée continue des apports d'investissement dans le pays. Ils avaient été multipliés par deux entre 2004 et 2005, et ont gagné 37% entre 2005 et 2006, pour atteindre 88,4 milliards de dollars. L'Union européenne reste la région du monde recevant le plus d'investissements étrangers: 45% du total à elle seule en 2006, à 549 milliards de dollars, contre 177 milliards pour les Etats-Unis. La première puissance économique de la planète a regagné le premier rang des pays bénéficiaires de l'IED devant la Grande-Bretagne, qui lui avait ravi cette place en 2005.

Tandis que l'IED vers les pays développés a augmenté de 48% à 800 milliards de dollars, la hausse est seulement de 10% vers les pays en développement, pour totaliser 367 milliards, dont 229 milliards pour l'Asie (70 milliards pour la Chine), 99 milliards en Amérique latine et 38 milliards en Afrique.

Pour 2007, l'organisation craint que certains facteurs viennent ralentir ce mouvement, tels que l'impact sur les taux de change des déséquilibres des comptes courants ou une régulation plus importante sur les marchés financiers. "En Europe, les déficits budgétaires, conjugués à la hausse des taux d'intérêt, pourraient conduire à des pressions fiscales et salariales", indique par ailleurs la Cnuced.

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