2007 : encore une année prometteuse pour les fonds investis en actions européennes

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Après un gain de 15% pour les actions européennes l'an dernier, 2007 se présente à nouveau sous de très bons auspices, même si des risques de chocs externes demeurent. C'est en tout cas le point de vue de David Bertocchi, gérant actions européennes chez Barings Asset Management, qui constate des niveaux de valorisation proches de plus bas de 10 ans.

Pour les investisseurs en actions européennes, 2006 a été une très bonne année - marquée par un gain de 15,12% de l'indice Euro Stoxx 50 - et cela devrait se poursuivre en 2007. Avec une économie européenne qui s'améliore, des bénéfices solides pour les entreprises et des valorisations attractives, c'est une bonne période pour investir sur les bourses de la zone euro. Derrière ce scénario se dessinent néanmoins quelques risques, dont un ralentissement de l'économie américaine, des déséquilibres financiers internationaux, l'instabilité géopolitique au Moyen-Orient. Mais pour l'heure, nous croyons que les investisseurs en actions de la zone euro sont bien rémunérés pour ces risques.

Dans l'ensemble, la croissance des économies de la zone euro est attendue en hausse de 2,6 % pour 2006, soit un taux de croissance supérieur à celui qu'avaient anticipé beaucoup d'économistes pour cette zone en début d'année. A l'intérieur de la zone euro, certaines économies vont même enregistrer un taux de croissance encore supérieur. On s'attend ainsi à un taux de l'ordre de 3,6 % pour l'Espagne et la Grèce et de 5,2 % pour l'Irlande. Cette croissance économique est le fruit de la progression continue des exportations européennes, tendance entamée en 2003.

En Europe, la croissance des exportations est le signe clair que de nombreuses sociétés ont répondu au challenge de la globalisation en devenant plus compétitives. Ce sont les fruits de ces améliorations de compétitivité que nous récoltons maintenant. De plus, les échanges entre la zone euro et ses partenaires restent équilibrés. Cela a contribué au renforcement de l'euro permettant au coût des importations de baisser et à l'inflation de rester faible. Cela a aussi permis à la BCE de conserver ses taux d'intérêt plus bas, la faiblesse des taux favorisant d'autres pans de l'économie comme les secteurs des services et de l'immobilier pour aboutir, pour la première fois depuis 2004, à une baisse du chômage. Certains signaux laissent maintenant penser que cela pourrait également entraîner une hausse des dépenses de consommation.

Par rapport à ce cercle vertueux, les risques sont essentiellement externes. Premièrement, le marché de l'immobilier américain ralentit sensiblement et cela pourrait commencer à avoir un impact sur la consommation des ménages. On constate déjà un certain ralentissement de l'économie américaine et cela est susceptible de freiner la croissance mondiale en 2007. Deuxièmement, la balance des paiements américains est lourdement déficitaire et cela devra être compensé par des prêts extérieurs massifs, dont la croissance risque de déstabiliser les marchés de changes internationaux. Troisièmement, la situation géopolitique au Moyen-Orient est inquiétante et une escalade des tensions pourrait avoir des conséquences très néfastes sur les marchés de capitaux.

Néanmoins, nous pensons que, pour le moment, les investisseurs en actions de la zone euro sont bien rémunérés pour ces risques. La profitabilité des entreprises s'est nettement améliorée depuis 2003, les cours des actions ont été fermes de même que la croissance des bénéfices. En conséquence, les actions s'échangent à un niveau de valorisation (PER) proche de leur plus bas depuis dix ans. Dans le Fonds Baring Grand'Europe, nous avons activement travaillé pour réduire les risques internationaux en investissant sur des sociétés européennes tournées vers leur marché domestique et dont les valorisations sont attractives. Nous avons ainsi trouvé de belles opportunités dans le secteur des banques, des assurances, des services publics, et de l'agroalimentaire, secteurs qui tous bénéficient de l'amélioration des conditions économiques en Europe et qui sont moins exposés aux risques extérieurs. Compte tenu de cet environnement et des opportunités que nous décelons, nous croyons que 2007 devrait être une autre bonne année pour les actions de la zone euro.

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