Vodafone veut garder Verizon Wireless

Vodafone a repoussé les propositions de démantèlement émises par un de ses actionnaires minoritaires, estimant notamment qu'il était "dans le meilleur intérêt des actionnaires actuellement" de garder la part de 45% dans l'opérateur américain Verizon Wireless.

Vodafone a repoussé jeudi soir les propositions de démantèlement émises par un de ses actionnaires minoritaires, estimant notamment qu'il était "dans le meilleur intérêt des actionnaires actuellement" de garder la part de 45% dans l'opérateur américain Verizon Wireless."Cette part dans Verizon Wireless a généré une augmentation de valeur importante pour les actionnaires au cours des dernières années, ce qui reflète sa position de leader de marché, sa croissance supérieure et sa capacité à générer des liquidités", écrit le groupe de téléphonie mobile dans un communiqué. "Le conseil d'administration estime que sa stratégie consistant à garder Verizon Wireless est dans le meilleur intérêt des actionnaires actuellement", selon le groupe.

Ce communiqué est une réponse à la société d'investissement Efficient Capital Structures (ECS), un actionnaire activiste très minoritaire qui vient de lui demander d'inscrire à l'agenda de son assemblée générale du 24 juillet "un certain nombre de résolutions concernant des scénarios de restructuration" de l'entreprise.

Dans le communiqué, Vodafone a repoussé la proposition d'ECS de transformer la structure de cette part de 45% de Verizon Wireless, soit en la transformant en tracking stocks, des actions sans droit de vote, soit par le biais d'une scission. ECS a suggéré par ailleurs l'émission d'obligations directement attribuables aux actionnaires, ce qui aurait pour conséquence d'augmenter de 34 milliards de livres (51 milliards d'euros) l'endettement du groupe.

Là encore, Vodafone a rejeté l'idée, en remarquant que la dette nette du groupe était déjà passée de 10 à 24 milliards de livres au cours des trois dernières années, et qu'il avait déjà retourné environ 28 milliards de livres aux actionnaires par le biais de dividendes et de distributions ponctuelles. "Une forte augmentation de l'endettement créerait un risque additionnel important, restreindrait la flexibilité et entamerait la capacité du groupe à générer de la valeur pour ses actionnaires à l'avenir", estime Vodafone. Et d'ajouter que son actuelle structure de capital "équilibrait de manière appropriée les besoins de ses activités européennes et les marchés difficiles sur lesquels elles opèrent, tout en maintenant de la souplesse pour investir dans certaines opportunités de croissance choisies, notammment dans les pays émergents".

ECS a réclamé enfin un vote des actionnaires pour les acquisitions de plus d'un milliard de livres. Vodafone rétorque qu'une telle mesure "pour des acquisitions si petites aurait placé Vodafone en position très désavantageuse" face à ses concurrents et aurait notamment empêché "les acquisitions récemment réalisées en Roumanie, en Turquie et en Inde".

Au total, Vodafone s'est dit jeudi soir "ouvert à un dialogue ouvert et actif avec ses actionnaires", mais le groupe a ajouté que les propositions d'ECS ne lui paraissent pas "dans le meilleur intérêt des actionnaires".

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