Contre-attaque du PS après l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy

 |   |  432  mots
La prestation de Nicolas Sarkozy hier soir dans l'émission "J'ai une question à vous poser" de TF1 a amené le PS à lancer un tir de barrage de communiqués contre le candidat UMP. L'UDF et la CFDT s'interrogent sur certaines de ses déclarations.

La nouvelle émission proposée par TF1 consistait, pour Nicolas Sarkozy, à répondre en direct à une centaine de personnes assises face à lui.

Le Parti socialiste a répondu point par point dans une dizaine de communiqués aux propos tenus par le candidat de l'UMP. Nicolas Sarkozy s'est engagé à réformer les régimes spéciaux de retraite. Une mesure qui, selon Julien Dray, "aurait pour seul effet de déclencher un mouvement social massif qui mettrait en péril l'ensemble de la nécessaire réforme des retraites", comme en 1995. Le responsable socialiste reproche tour à tour au président de l'UMP de vouloir créer "des travailleurs-retraités pauvres", de "forcer les chômeurs à accepter des emplois déclassés et mal payés" et de "faire croire aux salariés qu'ils pourront choisir de faire des heures supplémentaires, alors que seul l'employeur peut en imposer". Le président du groupe UDF à l'Assemblée, Hervé Morin, s'interrogeait ce matin sur i-Télé sur la capacité de Nicolas Sarkozy à réaliser ce que la majorité UMP "n'a pas mis en oeuvre" depuis 2002, notamment la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Alors que le PS réclame le départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur, Julien Dray n'hésite pas à qualifier le candidat de la majorité comme "un apprenti sorcier." "Très loin de se présenter comme le candidat d'une France rassemblée, il crée au contraire, par ses propos, conflits et tensions", écrit le porte-parole du PS dans l'un des messages publiés peu après la fin des deux heures du débat télévisé. De son côté, Jack Lang a aussi fait part de ses critiques dans un autre communiqué. Pour l'ex-ministre devenu conseiller de Ségolène Royal, le candidat de l'UMP "tire sans vergogne sur la machine à sous. C'est le jackpot permanent".

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, était ce matin l'invité d'Europe 1. Il en a profité pour revenir sur l'émission de la veille: Nicolas Sarkozy "s'en est plutôt bien sorti, a répondu à tout, faisant parfois dans l'à peu près", mais il a "dressé un tableau trop négatif de notre pays", a affirmé le leader syndial. François Chérèque a, par ailleurs, relevé que le candidat de l'UMP "n'a pas parlé une seule fois de l'Europe". Un constat qui pourrait servir à la candidate socialiste, Ségolène Royal, lors de son apparition dans l'émission, prévue pour le 19 février.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :