Les actifs doivent épargner davantage pour leur retraite, selon l'OCDE

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Le rapport de l'OCDE sur les retraites dans les pays les plus développés s'inquiète d'une tendance générale à la détérioration des pensions. Les actifs devront en conséquence épargner davantage pour préparer leur retraite.

Les populations des pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) devront épargner davantage en vue de leur retraite suite aux profondes réformes des pensions introduites ces dernières années, d'après un nouveau rapport de l'OCDE rendu public ce jeudi. La promesse de pension moyenne dans seize pays de l'OCDE étudiés a ainsi été réduite de 22%. Pour les femmes, la réduction est de 25%.

L'OCDE note, dans l'édition 2007 de ce rapport, que dans deux pays seulement - Hongrie et Royaume-Uni - les promesses de pension ont augmenté en moyenne. En Allemagne, en France, en Italie, au Japon et en Suède, les prestations futures seront réduites de 15 à 25% et, au Mexique et au Portugal, elles seront réduites de plus de 30% par rapport à ce à quoi les gens auraient eu droit avant les réformes.

L'impact sur les travailleurs varie à travers les pays de l'OCDE. Plusieurs pays ont davantage axé leurs prestations sur les retraités les plus pauvres, et tout particulièrement le Mexique, le Portugal et le Royaume-Uni. L'Autriche, la France, l'Allemagne et la Suède ont aussi protégé les personnes à bas revenus.

Les réformes vont dans le sens opposé dans d'autres pays. La Pologne et la République slovaque, par exemple, ont durci le lien entre les droits à pension et les gains durant la vie active, sans mettre en place de nouvelles mesures à titre de filet de protection sociale pour les titulaires de faibles revenus. Une des conclusions du rapport de l'OCDE est que cela peut accroître le risque de pauvreté pour les retraités qui n'ont pas été couverts par le système durant toute leur carrière.

L'élément le plus commun des réformes est un changement de l'âge d'accès à la pension. Lorsque les réformes auront été menées à leur terme, la plupart des pays de l'OCDE auront un âge normal de la retraite de 65 ans, encore qu'en Allemagne, au Danemark, aux États-unis, en Islande, en Norvège et au Royaume-Uni, l'âge d'accès à la pension est d'ores et déjà, ou sera, de 67 ans. Seules la France, la Hongrie, la République slovaque et la République tchèque prévoient d'avoir un âge d'accès à la pension inférieur à 65 ans.

Mais, bien que les réformes des pensions introduites dans l'ensemble de la zone de l'OCDE, aient été importantes et indispensables pour assurer la viabilité financière des systèmes de pension pour les actuels retraités et pour les futurs retraités, il faut faire plus encore. Dans certains pays, par exemple, les réformes des pensions sont introduites trop lentement. C'est le cas, notamment, en Autriche, en Italie, au Mexique et en Turquie.

En Turquie, par exemple, le nouvel âge de la retraite, fixé à 65 ans, ne sera atteint qu'en 2043 pour les hommes, et plus tard encore pour les femmes. Cela signifie que les dépenses qu'il faudra consacrer aux pensions resteront élevées pendant de nombreuses décennies, et ces pressions financières pourraient nécessiter des ajustements à court terme plus difficiles encore à supporter que si les réformes avaient été opérées plus rapidement.

Par ailleurs, le problème des départs anticipés à la retraite demeure dans de nombreux pays, soumettant les budgets publics à un surcroît de tensions. Entre 1999 et 2004, par exemple, l'âge moyen de départ à la retraite, pour les hommes, était inférieur à 60 ans dans huit pays de l'OCDE, notamment en Belgique, en France, en Hongrie et en Italie.

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