La CGT et FO entament une fronde contre l'extension de l'ouverture des magasins le dimanche

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Les deux syndicats ont écrit aux parlementaires pour leur demander de revenir sur la prochaine ouverture dominicale des magasins d'ameublement. Ils estiment que cette disposition va rendre obligatoire le travail du dimanche pour 70.000 salariés.

C'est le début de l'offensive des organisations syndicales contre l'extension prochaine de l'ouverture des magasins le dimanche. La CGT et FO ont écrit aux députés et sénateurs qui doivent voter jeudi définitivement le projet de loi sur la consommation. Les deux syndicats leur demandent de ne pas entériner l'ouverture dominicale des magasins d'ameublement comme le prévoit ce texte.

La CGT commerce, dans une lettre ouverte aux députés et sénateurs, s'est dite "consternée" par les raisons invoquées par la sénatrice Isabelle Debré (UMP), auteur de l'amendement, qui s'est appuyée "sur notre convention collective", qui serait protectrice pour les salariés concernés. "Notre convention collective n'impose pas aux employeurs de faire appel à des volontaires" et "de plus, la majoration effectivement prévue dans le cadre des dimanches exceptionnels ne s'imposerait plus aux employeurs dans la mesure où l'ouverture des dimanches serait permanente" avec cet amendement, estime ce syndicat.

De son côté, la fédération FO des employés et cadres a écrit à tous les députés pour leur rappeler que "l'article du code du travail" qu'ils se proposent d'amender "ne comporte pas de volontariat mais rend obligatoire le travail dominical pour les 70.000 salariés du secteur de l'ameublement, et qu'il ne comporte pas non plus de majoration salariale", selon un communiqué. "Nous ne pouvons qu'espérer que les députés laisseront les interlocuteurs sociaux faire leur travail dans la sérénité et ne voteront pas un amendement fait dans la précipitation pour satisfaire les appétits mercantiles des grandes enseignes", estime FO.

Le texte de loi qui doit être entériné ne peut plus être amendé par les parlementaires car il a été adopté mardi soir en commission mixte paritaire (sept députés et sept sénateurs). Seul le gouvernement, qui prévoit par ailleurs d'étendre l'ouverture des magasins le dimanche pour tous les types d'enseignes en 2008, peut donc modifier ce projet de loi à ce stade.

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