Sarkozy préfèrerait marier GDF à l'algérien Sonatrach plutôt qu'à Suez

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Selon un de ses proches, Patrick Devedjian, ex ministre délégué à l'industrie, le candidat UMP à l'élection présidentielle, privilégie un adossement de Gaz de France au producteur de gaz algérien Sonatrach à une fusion avec Suez, afin de "sécuriser l'approvisionnement de la France" en gaz.

Selon un de ses proches, Patrick Devedjian, ex ministre délégué à l'industrie (où il avait en charge l'énergie) qui s'est confié au journal Le Monde, Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle, privilégie un adossement de Gaz de France au producteur de gaz algérien Sonatrach à une fusion avec Suez, afin de "sécuriser l'approvisionnement de la France" en gaz.

Une telle configuration supposerait des liens capitalistiques entre le géant algérien des hydrocarbures et Gaz de France, qui n'aurait pas besoin ainsi d'être privatisé, explique Patrick Devedjian. Le décret d'application de la privatisation du groupe gazier français, votée en novembre, n'a toujours pas été signé par Matignon.

"Nous pourrions passer un accord de coopération dans le nucléaire civil" souligne l'ancien ministre à travers la fourniture par EDF et Areva de leur savoir-faire."En contrepartie, nous pourrions avoir une relation privilégiée dans la fourniture de gaz pour sécuriser l'approvisionnement de la France et des pays européens", poursuit-il.

Il souligne que "l'Etat français ne peut être pieds et poings liés à une décision des actionnaires de Suez, qui ne se sont toujours pas prononcés sur la fusion avec Gaz de France".

La fusion entre Suez et Gaz de France que le conseil constitutionnel n'a autorisée quà compter du 1er juillet prochain, date de l'ouverture totale à la concurrence en France du marché du gaz et de l'électricité (ce qui fait disparaître de fait le monopole de Gaz de France) reste soumise au résultat de l'élection présidentielle. Le futur élu pourrait vouloir remettre en cause le projet.

Cela peut être vrai pour François Bayrou et pour Ségolène Royal. Jusqu'à maintenant, Nicolas Sarkozy, ministre des finances lors de l'ouverture du capital de Gaz de France et de sa mise en bourse en échange du maintien de l'Etat à hauteur de 70% dans le tour de table, avait fini par accepter du bout des lèvres le projet de mariage, initié ) la hussarde par Dominique de Villepin à Matignon pour contrer les appétits prêtés à l'italien Enel envers Suez.

Mais ces dernières semaines, le candidat UMP à l'élection présidentielle a commencé à reprendre ses distances par rapport au projet. Et aujourd'hui, c'est un de ses lieutenants qui évoque à haute voix une solution aternative pour Gaz de France... sans dire ce qu'il adviendrait alors de Suez dont les activités dans l'énergie - le groupe est présent dans le nucléaire, dans le gaz naturel liquéfié et dans l'hydroélectricité - comme dans l'environnement (notamment de son grand concurrent en la matière, Veolia) suscitent toujours les convoitises

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