Paul Wolfowitz "implore" la clémence de la Banque mondiale

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Le président de la Banque mondiale, accusé de népotisme, a imploré la clémence du conseil d'administration, qui menace de le destituer, et promet de changer ses méthodes de gestion. Une nouvelle réunion du conseil va décider du sort de Paul Wolfowitz ce mercredi.

Un rapport de la Banque mondiale publié lundi conclut que Paul Wolfowitz a violé les règles déontologiques de l'institution internationale en demandant personnellement l'avancement de sa compagne Shaha Riza, également employée de l'organisation. Des accusations qui mettent le directeur de la Banque mondiale sur la sellette.

Lors d'une audition devant ses administrateurs, l'ancien numéro deux du Pentagone a imploré leur clémence , arguant que leur décision "affectera la manière dont l'institution est considérée aux Etats-Unis et dans le monde". La presse américaine, elle, parie déjà sur sa démission prochaine, insistant sur un changement de ton de la Maison Blanche à son égard.

Paul Wolfowitz a réaffirmé qu'il avait agi sur "instruction" du comité d'éthique de la Banque et que les augmentations de salaire accordées à sa demande faisaient partie d'un accord "raisonnable".
Sur sa gestion de la Banque mondiale, très critiquée, le directeur a concédé qu' "il y a un certain nombre de choses significatives [qu'il a] besoin de modifier pour regagner la confiance du personnel". Un personnel qui a demandé ouvertement son départ.

Mais ces déclarations d'intention risquent d'avoir peu de poids face aux conclusions du comité ad hoc qui a estimé lundi que "la situation actuelle a provoqué une crise, non seulement dans les rangs de la direction, mais dans l'ensemble de l'institution".

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