Alitalia : le gouvernement italien tranchera à la mi-janvier sur le choix du repreneur

Les autorités italiennes se donnent finalement plusieurs semaines supplémentaires pour décider du nom du repreneur d'Alitalia. Le conseil d'administration de la compagnie aérienne doit indiquer ce vendredi sa préférence entre Air France-KLM et sa compatriote Air One.

Ce ne sera finalement pas avant la mi-janvier: le gouvernement italien a annoncé aujourd'hui qu'il ne prendra une décision sur la validation du choix du repreneur de la compagnie aérienne en difficultés Alitalia qu'au milieu du mois prochain. Le Conseil d'administration d'Alitalia doit se prononcer en principe le 21 décembre.

Le dossier de la reprise d'Alitalia s'éternise donc de plus en plus. Alors qu'une décision définitive aurait dû être prise cette semaine, le gouvernement italien vient de faire savoir qu'il se donnait un nouveau délai de plusieurs semaines. Il prévoit désormais de se prononcer à la mi-janvier seulement sur l'identité du repreneur.

Selon un communiqué publié aujourd'hui en fin de matinée, le gouvernement de Romano Prodi entend examiner en profondeur les offres formulées par les repreneurs potentiels. Ces derniers sont au nombre de deux: le groupe franco-néerlandais Air France-KLM et l'italien Air One. Le conseil d'administration d'Alitalia doit lui, en principe, exprimer sa préférence ce vendredi - sachant que cette date là a elle aussi déjà été repoussée.

Si les retards s'accumulent ainsi, c'est que l'affaire divise toujours autant l'Italie et embarrasse considérablement le gouvernement. Alitalia a ainsi annoncé mardi soir avoir reporté à vendredi sa décision sur son futur repreneur. La compagnie devait théoriquement trancher mardi entre l'offre d'Air France-KLM et celle d'Air One, pour débuter ensuite des négociations exclusives avec le candidat sélectionné. Mais le Trésor italien, qui détient 49,9% du capital d'Alitalia, semble toujours partagé entre les deux scénarios et leurs implications financières, sociales et politiques. La nature très sensible de l'identité de la principale compagnie aérienne du pays suscite de vifs réflexes de "nationalisme économique" en Italie, où le milieu des affaires plaide en faveur d'une reprise par la petite compagnie nationale Air One.

En attendant, l'agenda des prochains jours autour du dossier Alitalia est chargé. Le ministre des Transports Alessandro Bianchi doit rencontrer ce mercredi les syndicats qui ont menacé d'appeler à la grève pendant les fêtes de Noël s'ils ne sont pas impliqués dans les discussions. Le président du Conseil Romano Prodi s'entretiendra le lendemain avec le président français Nicolas Sarkozy.

Et Alitalia a donc opté de convoquer pour vendredi un nouveau conseil d'administration afin de retenir un repreneur. La compagnie a précisé attendre les recommandations définitives de son conseiller sur la base des dernières informations parvenues sur les offres en présence. Dans son bref communiqué, Alitalia n'a pas donné de précisions sur les modifications qui auraient été apportées.

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