Les professionnels de l'intérim ont assuré 26.500 recrutements en France en 2006

Depuis janvier 2005, les agences de travail temporaires peuvent recruter des salariés en CDD ou CDI pour le compte d'autres entreprises. Une activité en plein développement.

Les professionnels de l'intérim se frottent les mains. En décidant de mettre fin au monopole de l'ANPE - très théorique - du placement des demandeurs d'emploi, la loi de cohésion sociale de janvier 2005 a élargi leur champ d'action. Désormais, les agences d'intérim, à côté de leurs missions traditionnelles, peuvent également proposer à leurs "clients" (pour le compte d'entreprises utilisatrices), des contrats à durée indéterminée (CDI) ou déterminée(CDD).

Ainsi, en 2006, selon des données fournies par le "Prisme", fédération professionnelle regroupant les entreprises de travail temporaire, ce sont 26.500 recrutements de ce type qui ont été réalisés par des agences d'intérim, dont 70% sous CDI, 27% sous CDD et 3% sous contrat "nouvelles embauches". Certes, à côté des 15 millions de missions d'intérim "placées" dans l'année, cela reste encore très faible, mais les professionnels du secteur affichent un grand optimisme, y compris les PME dont l'activité "recrutement" ne cesse de progresser.

En terme de chiffres d'affaires, aussi, la marge de progression paraît importante. Pour l'instant, l'activité "recrutement" ne pèse que 65 millions d'euros, sur un chiffre d'affaires total de la profession qui atteint 20 milliards. Bien entendu, c'est essentiellement dans le tertiaire que se sont produits ces recrutements (61%, dont 44% dans le secteur des services). "Ceci est représentatif de là où il y a du travail", explique Pierre Fonlupt, vice-président du Prisme.

Mais cette nouvelle activité se développe aussi fortement dans les secteurs à la recherche de main d'oeuvre comme les transports et le BTP. Le Prisme constate aussi que ce sont les PME de moins de vingt salariés qui se tournent le plus facilement vers les agences d'intérim pour assurer leurs recrutements. Et pour cause, ces PME n'ont pas la taille critique leur permettant de se doter d'un département "ressources humaines".

Enfin, par catégorie socioprofessionnelle, les "ouvriers qualifiés" ont représenté 34% des recrutements, suivis par les "employés" (23%), les "techniciens" (22%) et les cadres (17%).

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