Le CAC 40 sous les 5.300 points
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La dégringolade aujourd'hui des marchés américains a orienté les bourses européennes à la baisse. A Londres, le Footsie termine en recul de 2,61% et à Francfort le DAX cède 2,67%. Cette spirale baissière, liée aux risques de financement sur les crédits immobiliers Outre-Atlantique, a commencé mardi soir aux Etats-Unis, Wall Street avait alors reculé de près de 2%. Les marchés asiatiques lui ont emboîté le pas ce matin, avec des clôtures en baisse de 2 à 3% et cela ne devrait pas s'arranger demain matin en Asie, si le Dow Jones, qui cède actuellement 0,78%, continue de piquer du nez.
L'origine de cette nouvelle crise boursière est donc liée aux risques sur les financements de crédits aux Etats-Unis. Ce soir à Paris, le secteur de la banque assurance est en toute logique particulièrement touché: Axa enregistre la plus forte baisse du CAC avec une chute de 5,14% à 29,53 euros. Le Crédit Agricole, lui, recule de 4,18% à 28,44 euros, la Société Générale perd 3,91% et BNP Paribas 3,44%.
Fort recul également pour EADS, la maison-mère d'Airbus. Le titre se replie de 4,37% à 21,46 euros. Airbus a tenu ce matin un comité de groupe européen au sujet de son plan de restructuration Power 8. Rien n'a filtré de cette rencontre. En revanche, la compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé en fin d'après-midi son intention de commander 80 Airbus A350 XWB.
Arcelor Mittal termine également sa journée sur un net retrait de 3,40%, le titre se négocie à 37,49 euros. Le gendarme boursier brésilien a confirmé sa volonté que le groupe relève son offre sur sa filiale locale. En revanche, selon la presse indienne, Arcelor Mittal serait bien placé pour prendre une participation dans un exportateur indien de minerai de fer Sesa Goa.
La spéculation reprend sur Carrefour, la seule valeur du CAC à avoir réussi à se hisser dans le vert aujourd'hui. Le titre gagne 1,31% à 53,29 euros. Il a bénéficié aujourd'hui de deux informations: selon le site boursier.com, la famille Halley, le principal actionnaire du groupe, aurait mandaté des banques pour vendre sa participation. D'autre part, un responsable du conglomérat indien Reliance dit être en négociations avec le groupe français en vue de créer une société commune ou même de prendre une participation dans le capital de Carrefour, mais le distributeur français vient tout juste de démentir cette information.
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