Les marchés saluent le chiffre d'affaires 2006 de Suez

Le titre Suez s'apprévcie de 1,8% à la mi-séance. Les analystes financiers sont satisfaits de la croissance organique de 8,2% affichée par le groupe.

En absolu, le chiffre d'affaires, à 44,3 milliards d'euros, est inférieur aux attentes du consensus de marché plus proche des 44,8 milliards. Mais le montant attendu des cessions n'était pas aussi important, à 1,7 milliard, comprenant des réseaux câblés en Belgique et Aguas Argentinas. En croissance organique, la performance est en revanche plutôt notable, avec +8,2%, supérieure aux objectifs fixés par le groupe de +7%, portée comme à l'accoutumée par la division Energie.

Le pôle Energie Europe profite d'une très bonne dynamique grâce à des niveaux de prix de gros de l'électricité et du gaz naturel, des gains de parts de marché obtenus en dehors de la Belgique (notamment en France, Italie et Allemagne) ainsi que de la mise en service de la première centrale espagnole à Castelnou, au cours du troisième trimestre 2006. En Belgique, les baisses de volume et la perte de parts de marché (qui passent de 76 à 75% dans l'électricité) sont plus que compensées par des hausses de prix dans les contrats avec les industriels.

A l'international, l'activité a bénéficié du développement commercial aux Etats-Unis ainsi que des renégociations de contrats au Brésil.

Dans l'environnement, le groupe réalise un chiffre d'affaires en hausse de 6,5% à 11,4 milliards d'euros, porté par la montée en puissance des contrats en Chine et en Australie.

"Ce chiffre d'affaires nous conforte dans les guidances données au marché récemment", indique Gérard Lamarche, directeur financier de Suez. En janvier, le groupe a annoncé qu'il dégagerait un résultat net proche de 3,5 milliards d'euros et confirmé une croissance de 15% du résultat opérationnel courant et un retour sur capitaux engagés de plus de 12%.

De bonne facture, ce chiffre d'affaires n'occulte pas pour autant les questions fondamentales du marché sur Suez. Quel rôle jouera finalement le groupe dans la consolidation, celui de prédateur ou de cible? Quelle serait la voie alternative à l'échec de la fusion avec GDF?

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