Des inspecteurs de l'Agence de l'Energie atomique en Corée du Nord

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Des inspecteurs de l'agence atomique sont arrivés en Corée du Nord, pour la première fois depuis près de cinq ans, marquant une nette percée dans un processus de dénucléarisation bloqué depuis de longs mois.

La Corée du Nord semble tenir ses engagements pour la fermeture du réacteur nucléaire de Yongbyon. Des inspecteurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) sont arrivés ce mardi à Pyongyang pour y discuter de la supervision de la fermeture de ce réacteur, qui produit du plutonium de qualité militaire. La Corée du Nord a récemment accepté de mettre en oeuvre un accord de désarmement nucléaire conclu en février, remettant au goût du jour un plan prévoyant des livraisons de carburant à la Corée du Nord en échange de la fermeture du réacteur de Yongbyon.

La visite de l'AIEA constitue le premier déplacement d'inspecteurs depuis décembre 2002, date à laquelle ils avaient été chassés par Pyongyang. Elle marque une nette percée dans un processus de dénucléarisation bloqué depuis de longs mois. Elle restera trois jours en Corée du Nord afin de négocier les modalités de la vérification par l'AIEA de la fermeture du site de Yongbyon et de la pose de scellés.

Les négociations à six sur ce dossier entre les deux Corées, le Japon, la Russie, les Etats-Unis et la Chine, avaient abouti en février à un accord axé sur le principe du démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d'une aide à Pyongyang, de garanties en matière de sécurité et d'une réduction de son isolement international.

La visite de l'AIEA suit un déplacement, également inédit depuis près de cinq ans, du négociateur américain sur le dossier nord-coréen, Christopher Hill qui a formulé l'espoir que des discussions de paix sur la péninsule coréenne interviennent d'ici la fin de l'année, tout en soulignant que Pyongyang devait faire la lumière sur son programme d'enrichissement d'uranium. Christopher Hill pense effectuer d'autres déplacements à Pyongyang si les intérêts américains l'exigent. En clair, les Etats-Unis soupçonnent la Corée du Nord de disposer d'un second programme nucléaire basé sur l'uranium hautement enrichi, et ils exigeront une déclaration faisant la lumière sur ce programme, conformément à l'accord de février.

Par ailleurs, dans une mesure bilatérale non incluse dans l'accord du 13 février, la Corée du Sud a annoncé la reprise de ses livraisons de riz à sa voisine du Nord, gelées depuis près d'un an dans l'attente du respect par Pyongyang de l'accord sur sa dénucléarisation. La Corée du nord, dont l'économie est exsangue, dépend en grande partie de l'aide alimentaire, de Pékin et de Séoul en premier lieu.

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