Le moral des industriels français se tasse en mai

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L'indicateur du climat des affaires est ressorti à 109 en mai après 112 en avril. L'Insee note que "selon les chefs d'entreprise interrogés, l'embellie de la conjoncture industrielle qu'ils décelaient en avril ne s'est pas confirmée".

Petit trou d'air pour le moral des industriels. Il s'est dégradé au mois de mai en France alors que les chefs d'entreprise interrogés s'attendent à un léger ralentissement de l'activité dans les prochains mois, selon l'enquête mensuelle dans l'industrie publiée ce jeudi par l'Institut national de la statistique (Insee). L'indicateur synthétique du climat des affaires est ressorti à 109 en mai après 112 en avril (111 en première estimation). Les trente-neuf économistes interrogés par Reuters tablaient sur une stabilisation du climat des affaires en mai, avec un indicateur synthétique à 111.

"Selon les chefs d'entreprise interrogés, l'embellie de la conjoncture industrielle qu'ils décelaient en avril ne s'est pas confirmée en mai", note l'Insee dans un communiqué. "L'indicateur synthétique efface sa forte hausse d'avril et retrouve son niveau de mars", ajoute l'institut de conjoncture tout en précisant qu'il "reste néanmoins très au-dessus de sa moyenne de longue période".

L'activité dans l'industrie devrait ralentir quelque peu dans les prochains mois, selon les perspectives personnelles de production des chefs d'entreprise interrogés. En revanche, les perspectives générales de production continuent de s'améliorer. Les carnets de commandes globaux et étrangers sont aussi en léger repli mais demeurent bien étoffés.

"Comme nous nous y attendions, il se confirme que le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis couplé au niveau objectivement trop élevé de l'euro par rapport au dollar et au yen commence à faire sentir ses effets en Europe (...). Face au freinage de l'activité outre-Atlantique, les entreprises allemandes, belges ou néerlandaises commencent à replier leurs voiles, au détriment des entreprises industrielles françaises.", indique Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès.

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