Le gouvernement trouve un point de chute à Gilles de Robien

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Chaque changement de gouvernement est l'objet d'un subtil jeu de chaises musicales : les places sont rares et les participants souvent nombreux. Gilles de Robien en a fait les frais : deux fois ministre sous le deuxième mandat de Jacques Chirac, il n'a pas su se faire une place au soleil dans le nouveau gouvernement mené par François Fillon. Il avait du retrouver depuis le mois de mars ses galons de maire d'Amiens. Mais il vient d'être nommé depuis le 1er août délégué du Gouvernement français au conseil d'administration du Bureau international du travail (BIT) succédant ainsi à une ancienne ministre, Nicole Ameline. Cette nomination est parue ce matin au Journal Officiel (JO).De mai 2002 à mai 2005, Gilles de Robien a assuré la fonction de Ministre des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer des gouvernements Raffarin. Il a mis notamment en place les radars automatiques, la sécurité routière étant chère au président Chirac. Il est ensuite nommé par Dominique De Villepin, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. On retient plus de lui sa "gestion" de la crise du CPE, le Contrat Première Embauche, que l'interdiction de la méthode globale et l'assouplissement de la carte scolaire.En pleine campagne présidentielle, Gilles de Robien, seul membre centriste des gouvernements Raffarin et De Villepin (d'où un bras de fer avec le patron de l'UDF, François Bayrou qui ne voulait plus de participation de son parti au gouvernement), s'était donné du temps pour choisir entre Nicolas Sarkozy, élu consensuel du clan UMP et François Bayrou, nouveau chouchou des sondages. Fin mars, il se rallie finalement à Nicolas Sarkozy. Sans doute ses conflits avec le chef de file de l'UDF ont ils fait pencher la balance. Malgré l'ouverture du gouvernement Fillon, Gilles de Robien n'a pas été choisi pour occuper une place de ministre. Il succèdera donc comme représentant français au conseil d'administration du Bureau international du travail (BIT) à Nicole Ameline.Membre de l'UMP et actuelle députée su Calvados, Nicole Ameline avait fait un passage éclair - c'était l'une des "juppettes" - dans le premier gouvernement d'Alain Juppé en 1995 en tant que Secrétaire d'Etat à la décentralisation. En 2002, elle entre dans le gouvernement Raffarin. Elle occupe d'abord le poste de Secrétaire d'Etat au Transport (en collaboration avec Gilles de Robien) puis devient ministre de la parité et de l'égalité professionnelle jusqu'à la démission de Jean-Pierre Raffarin en 2005.

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