Premier semestre quasi-stable pour Bull qui maintient ses prévisions

Ventes et bénéfice net stables au premier semestre pour le groupe français d'informatique Bull. Ses activités reculent toutes sauf "services et solutions". Son bénéfice d'exploitation (Ebit) progresse mais sa marge brute recule. Malgré tout, le groupe confirme son objectif d'Ebit pour 2008.

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Premier semestre stable pour le groupe français d'informatique Bull a publié ce mercredi matin un bénéfice net de 4,7 millions d'euros, quasiment inchangé par rapport aux 4,5 millions d'euros enregistrés au premier semestre 2007. Un bénéfice qui, selon le groupe, intègre 6,6 millions d'euros de charge nette de restructuration.

Le bénéfice d'exploitation (Ebit), de 11,5 millions d'euros grimpe quant à lui de 21% sur un an. Rapporté au chiffre d'affaires, cela donne une marge d'exploitation de 2,1% contre 1,7% un an plus tôt. En revanche, concernant la marge brute, celle-ci s'établit au premier semestre à 124 millions d'euros, soit 22,5% du chiffre d'affaires et recule de 2 points.

Dans le même temps, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 550,6 millions d'euros contre 550,2 millions un an plus tôt. A périmètre et taux de change constants, les ventes semestrielles augmentent de 2,1%, précise le groupe. Et c'est son activité stratégique "Services & solutions" (44% du chiffre d'affaires), "premier moteur de croissance lancé en 2005" qui affiche la plus forte performance avec 20% de croissance sur un an. De 11,7% au premier trimestre, la croissance de cette activité s'est accélérée à 27,4% au deuxième trimestre, soutenue en particulier, souligne le groupe, par une forte activité en France et en Espagne.

Bull, qui a renoué l'an dernier avec les bénéfices et la croissance après des années de crise, a engagé une profonde transformation de ses activités depuis cette année, avec pour objectif notamment de réaliser la moitié de son chiffre d'affaires dans les services en 2009, contre près de 40% actuellement. Néanmoins, ce cap est déjà atteint en France puisque les services pèsent actuellement 53% du chiffre d'affaires réalisés dans l'Hexagone, a expliqué Didier Lamouche, le PDG de Bull à latribune.fr.

Ce dynamisme compense le repli des autres divisions. Ainsi, la branche "matériel et produits intégrés" baisse de 2,4%, malgré un redressement au deuxième trimestre. Mais le groupe compte sur "la montée en puissance" de ses nouvelles offres stratégiques telles que le calcul Haute Performance (HPC), "le deuxième moteur de croissance du groupe" selon Didier Lamouche.

Allumé au premier semestre, le troisième moteur de croissance, les solutions de stockage sécurisé, a aussi permis d'engranger d'importantes commandes, selon Bull. Dans ce cadre d'ailleurs, il a notamment annoncé la signature avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) d'un contrat de collaboration pour concevoir et réaliser "Tera 100, le futur supercalculateur destiné au programme de simulation français". La"maintenance", en recul de 6,8% sur le semestre, limite un peu son déclin au deuxième trimestre (-5,6%, contre -8% sur les trois premiers mois de 2008). Cette division est attendue "en légère érosion" sur l'ensemble de l'année.

Par zone géographique, si l'activité réalisée en France progresse de 9,1% sur un an avec 282,7 millions de chiffre d'affaires (51% des revenus du groupe), la zone "Reste du Monde" s'inscrit en retrait de plus de 20% à 83,5 millions d'euros (15% du groupe). Un recul que Didier Lamouche justifie par le fait que "Bull a recentré ses efforts depuis deux semestres sur les forces de ventes concernant les offres de services et de stockage plutôt que sur les offres tiers, exclusivement vendues hors de France". Ce qui explique à la fois, selon lui, la corrélation entre la chute de 34,3% de cette activité de produits tiers et la baisse du chiffre d'affaires réalisé à l'International.

Des résultats que Didier Lamouche juge "solides et prometteurs" expliquant que Bull venait de "passer un cap important au premier semestre". Toutefois compte tenu d'un "environnement économique tendu, il est préférable d'afficher des objectifs raisonnables et prudents". Ainsi autant Bull confirme les objectifs qu'il s'était déjà fixé en février; à savoir un bénéfice d'exploitation compris entre 23 et 27 millions d'euros (25 millions d'euros en 2007); autant "le quatrième trimestre étant incertain", le groupe ne fait part d'aucune prévision de ventes.

Des résultats salués dès l'ouverture de la Bourse de Paris avec un gain de 6% pour l'action Bull. Elle a finalement fini la séance sur une progression de 0,46% à 2,18 euros dans un marché en hausse de 1,90%.

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