L'Adam demande à l'AMF d'obliger Sacyr à lancer une OPA sur Eiffage
La Tribune
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Le dossier de l'évolution du capital du groupe français de BTP et de concessions Eiffage est loin d'être réglé. On pensait que les récentes déclarations sur un accord conclu sur la vente des 33% détenus par l'espagnol Sacyr Vallehermoso à 63 euros par action allaient mettre fin au feuilleton.
Mais depuis, la finalisation de la vente tarde à se concrétiser. Le nom d'une dizaine d'acheteurs circule simplement : la Caisse des dépôts, qui détient déjà une part de 8,5%, CNP Assurances , AGF , Axa , BNP Paribas et Groupama.
Et ce mardi, l'Adam, l'association de défense des actionnaires minoritaires annonce qu'elle demande à l'Autorité des marchés financiers (AMF) de se tourner vers le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris afin d'obliger Sacyr à lancer une OPA sur Eiffage . L'Adam que dirige Colette Neuville conteste le prix évoqué et veut une possible mise en concurrence pour la vente de ces titres.
Début avril, La cour d'appel de Paris avait invalidé pour vice de forme une décision de l'AMF qui avait obligé Sacyr à lancer une offre sur la totalité du groupe. La justice a parallèlement reconnu l'existence d'une action de concert au sein du capital de la firme français du fait de la société hispanique et d'autres compatriotes. Ce jugement de Salomon avait été considéré comme offrant une porte de sortie honorable à Sacyr qui n'a pas réussi à prendre le contrôle en sous-main d'Eiffage.
Le titre Eiffage a peu réagi à cette annonce. Passé midi, il ne progressait que de 0,45% à 57,95 euros.
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