Les autres films de la semaine

Parmi les sorties cinéma de ce mercredi : "Ciao Stefano", "Deux jours à tuer", "Les hauts murs", "15 ans et demi".

"Ciao Stefano"

Voilà une belle surprise italienne, déjà saluée dans son pays par le Prix de la Critique au Festival de Venise 2007. Le Stefano du titre est un guitariste de rock frappé par la crise de la trentaine qui décide de se ressourcer auprès de sa famille qu'il n'a pas vue depuis des années. Tentative malheureuse puisqu'il s'aperçoit rapidement que, entre sa soeur qui a abandonné ses études pour se consacrer aux dauphins et sa mère qui participe à des séminaires de "techniques chamaniques", il est encore le plus équilibré de tous. Déjà vu dans "Le Caïman" de Nanni Moretti, Valerio Mastandrea interprète à la perfection son rôle de rebelle maladroit et attachant. D'apparence modeste, le film de Gianni Zanasi est une comédie dramatique enthousiasmante. On y rit souvent mais ce sont les pointes sensibles, presque tragiques, qui relèvent le niveau bien au-delà de la simple farce. O. L. F.

"Deux jours à tuer"

Jean Becker, que l'on a connu mieux inspiré ("Les Enfants du marais") s'enlise dans cette histoire archi rebattue d'un cadre quadra qui envoie tout valser. Antoine (Albert Dupontel omniprésent jusqu'à l'overdose), publicitaire, marié à Cécile (Marie-Josée Croze, pitoyable en femme soumise), père de deux enfants, semble avoir tout réussi. Cela ne l'empêche pas de se mettre un beau jour à détruire tout ce qu'il a construit dans son travail comme dans sa vie familiale. Se rendant insupportable pour ses proches, ses amis (et le spectateur), il sème le psychodrame autour de lui, le temps d'un week-end de destruction systématique. Il faut attendre la fin du film (si l'on en a la patience) pour que le personnage s'éclaire enfin. N.T.

"Les hauts murs"

Auteur de dramatiques télés à succès ("Marie Besnard, l'empoisonneuse"), Christian Faure a adapté un roman autobiographique d'Auguste Le Breton, auteur qui a beaucoup nourri le cinéma des années 50 ("Du Rififi chez les hommes", "Le Clan des Siciliens"...). Dans les années 30, Yves Tréguier, 14 ans, orphelin d'un père tué à la guerre de 14, est placé dans une "Maison d'éducation surveillée". Autant dire un bagne vétuste et insalubre où règne une violence inouïe, tant de la part du personnel d'encadrement que de celui des garçons, placés sous la tutelle de plus grands qui abusent de la situation. Du jour où il met les pieds dans cette sorte de prison pour enfants (décrite aussi par Jean Genêt qui en a fait l'expérience), Yves (joué avec beaucoup de justesse par Emile Berling, fils de Charles) n'a qu'une idée en tête : s'évader et s'embarquer pour New York. Mais il est toujours ramené à la case départ, victime de la terreur qui règnent en ces hauts murs infranchissables. N.T.

"15 ans et demi"

Ils ont réalisé "La beuze" et "Les dix commandements" avec Mickael Youn. François Desagnat et Thomas Sorriaux récidivent aujourd'hui avec ce film dont la subtilité nous échappe ! L'intrigue s'articule autour d'un éminent biologiste installé aux Etats-Unis, de retour en France pour s'occuper de sa fille. Sauf que cette dernière, 15 ans au compteur, lui en fait voir de toutes les couleurs. Et se révèle aussi insupportable pour son père que pour le spectateur. Car il ne suffit pas de parsemer ses dialogues de quelques expressions telles "Tu déchires" ou "de la loose", pour réussir un film sur l'adolescence. Embarqués dans cette galère, François Berléand (déguisé en Einstein), et surtout Daniel Auteuil (dans le rôle principal), tentent de sauver les meubles. Mais se font massacrer par les réalisateurs qui ont érigé le ridicule en marque de fabrique.

Y. Y.

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