Quiksilver : le PDG s'en va et réfléchit à racheter Skis Rossignol

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Bernard Mariette quitte la présidence du groupe d'équipements de loisir Quiksilver pour aller "mener d'autres projets", parmi lesquels un possible rachat de Rossignol. Quiksilver traverse une mauvaise passe avec des pertes et songe à sortir du ski.

Bernard Mariette tire un trait sur son aventure Quiksilver. Le PDG du groupe d'équipements de loisir a en effet annoncé qu'il abandonnait ses fonctions. La démission de Bernard Mariette prend effet immédiatement. Il est remplacé dans ses fonctions par Robert McKnight, qui était déjà directeur opérationnel et président du conseil d'administration de l'entreprise. Après quinze ans chez Quiksilver, Bernard Mariette s'en va pour aller "mener d'autres projets", parmi lesquels un possible rachat des Skis Rossignol.

Le communiqué diffusé mardi par le groupe américain ne donne aucune autre précision sur les modalités de ce possible rachat de Rossignol par Bernard Mariette. Si Quiksilver a déjà mentionné à plusieurs reprises sa volonté de se désengager du marché des sports d'hiver, c'est la première fois qu'il annonce aussi clairement que sa marque phare Rossignol pourrait être cédée. Quiksilver a engagé la banque d'affaires JPMorgan pour l'aider à réduire son exposition au marché des équipements de sports d'hiver, "y compris par une possible vente". Quiksilver avait racheté la marque française Rossignol (outre les skis et snowboard Rossignol et Dynastar, le groupe comprenait aussi les chaussures Lang et les fixations Look), pour un montant de 360 millions d'euros. Le mariage n'aura donc pas duré.

Quiksilver, qui connaît des difficultés financières, devrait enregistrer une perte nette au titre du trimestre en cours et souhaite recentrer son activité sur les marques Quiksilver, Roxy et DC, spécialisées dans les vêtements de glisse (surf, snowboard et roller).

En décembre, Quiksilver avait déjà cédé ses clubs de golf Cleveland Golf au japonais SRI Sports Limited, un spécialiste de ce sport, pour 132,5 millions de dollars. La cession reflétait la volonté du groupe de "réduire son exposition dans la fabrication de matériel", avait-il alors expliqué. Le produit net tiré de la vente (105 millions de dollars) devait servir à réduire la dette, avait indiqué Quiksilver à l'époque.

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