La Basse-Saxe rachète des titres Volkswagen pour maintenir ses 20%

La guerre de position continue autour du contrôle du numéro un européen de l'automobile dont l'actionnaire principal est Porsche. Bruxelles suit le dossier de près.

Qui va prendre le pouvoir dans le capital du groupe Volkswagen, numéro un européen de l'automobile et détenteur, outre VW, des marques Audi, Seat et Skoda ?

Normalement, c'est le groupe familial Porsche, spécialiste des votiures de sport et de luxe qui est en passe de s'y imposer avec plus de 30% du capital et l'intention, dès qu'il aura obtenu le feu vert des autorités européennes de la concurrence, de monter à plus de 50% (sans avoir besoin de lancer une OPA puisqu'il l'a déjà fait sans succès volontairement en ayant fixé un prix très bas). Il lui faudra pourtant prendre son mal en patience car la Commission vient d'annoncer qu'elle se lançait dans un examen approfondi de cette opération.

En tout cas, l'Etat régional allemand (Land) de Basse-Saxe, actionnaire historique de Volkswagen, ne veut pas abandonner la partie. Il y détient une partie du contrôle en vertu d'une loi ad hoc que Berlin a dû modifier mais que conteste toujours Bruxelles.

Le Land annonce ce mercredi qu'il a acheté 500.000 actions Volkswagen pour maintenir sa participation à environ 20% du capital, ce qui, en vertu de cette loi ad hoc, représente la minorité de blocage - contre 25% normalement outre-Rhin - que la Basse-Saxe entend "conserver". Elle risquait de passer sous la barre des 20% en raison de la distribution aux salariés d'environ trois millions d'options sur actions.

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