Alstom détaille les conditions du rapprochement souhaité avec Areva

Lors d'un déplacement dans l'unité de Belfort, Patrick Kron, PDG du groupe industriel a une nouvelle fois plaidé en faveur du rapprochement entre Alstom et Areva afin de permettre au nouveau groupe de mener une stratégie nucléaire plus ambitieuse. Il a précisé ses intentions en la matière.

Le groupe Alstom, détenu à 30% par Bouygues, a une nouvelle fois plaidé ce jeudi pour un rapprochement avec le groupe nucléaire français Areva, estimant qu'elle permettrait au nouveau groupe de mener une stratégie nucléaire "plus ambitieuse". Dans des documents remis à l'occasion d'une visite d'une usine d'Alstom à Belfort, le groupe spécialisé dans les matériels de transport (TGV notamment) et centrales énergétiques a également répété qu'il ne voyait "aucune synergie négative" en cas de rapprochement avec Areva.

Il prévoit un effet de taille et de "fortes synergies industrielles et financières" avec le groupe nucléaire et estime qu'un tel rapprochement permettrait de financer le développement d'Areva. Alstom estime toutefois qu'un rapprochement dépendra des modalités retenues pour préserver le contrôle de l'Etat sur le cycle du combustible et de la valorisation des entreprises.

Selon son PDG Patrick Kron, Alstom souhaite que le groupe qui pourrait naître de ses projets de rapprochement avec Areva conserve une unité managériale. Il faudrait "conserver une unité managériale à l'ensemble", a-t-il déclaré en marge de la visite d'une usine du groupe, à Belfort, qui fabrique des turbines à vapeur et des alternateurs.

Patrick Kron a toutefois souligné qu'un rapprochement avec Areva impliquerait de définir les modalités pour préserver le contrôle de l'Etat sur les activités sensibles du cycle du combustible nucléaire. L'Etat français pourrait détenir une "golden share" dans l'ensemble qu'il envisage de former avec Areva.

"Dans la mesure où le rapprochement entre Alstom et Areva ne devrait pas entraîner un démantèlement d'Areva, l'Etat pourrait non seulement garder une participation dans le nouvel ensemble, mais aussi mettre en place un mécanisme de contrôle des activités sensibles, par exemple via une 'golden share', des règles de gouvernance ou tout autre système qui ne mettrait pas en cause l'unité de management et l'intégrité opérationnelle", ajoute en effet Alstom.

Le PDG d'Alstom a également exclu tout accord actionnarial global avec Siemens en cas de rapprochement avec Areva mais a estimé que le groupe allemand pourrait rester actionnaire minoritaire d'Areva NP (à 34%), la filiale du groupe nucléaire spécialisée dans les turbines.

Contrat nucléaire aux Etats-Unis pour Alstom
Comme pour montrer que lui aussi, comme Areva, peut décrocher des contrats dans le nucléaire, y compris aux Etats-Unis, Alstom a annoncé ce annonce la signature d'un contrat de fourniture d'équipements de production d'électricité nucléaire au groupe américain Excelon. Selon Alstom, le montant estimé du contrat est d'environ 420 millions de dollars soit 280 millions d'euros.

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