Latécoère lance un avertissement, pas de dividende pour 2008, le titre recule

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Le groupe toulousain d'équipements aéronautiques anticipe un résultat proche de zéro en 2008, même si l'objectif d'une progression de 10% du chiffre d'affaires demeure. En cause, les "charges exceptionnelles" liées à l'arrêt des négociations portant sur le rachat de deux sites français d'Airbus, de Méaulte et Saint-Nazaire.

L'équipementier aéronautique français Latécoère a prévenu mardi soir qu'il anticipait "un résultat en baisse, proche de zéro" en 2008 en raison de "charges exceptionnelles" liées à l'arrêt des négociations portant sur le rachat de deux sites français d'Airbus. Cependant, l'objectif d'une progression de 10% du chiffre d'affaires est maintenu, précise la société toulousaine dans un communiqué. L'action recule de 0,96% ce mercredi à la clôture, à 12,33 euros.

Dans ces conditions, "il sera proposé à l'assemblée générale ordinaire du 27 juin la suppression de la distribution du dividende de 0,5 euro par action initialement prévue, et l'annulation des jetons de présence", ajoute Latécoère. Le directoire de Latécoère propose en outre des "mesures exceptionnelles", avec le non-renouvellement de contrats temporaires, l'augmentation des transferts vers les pays à bas coûts et "la révision de la politique de partenariat sur les nouveaux programmes".

EADS, la maison mère d'Airbus, avait annoncé en mai la fin des négociations avec Latécoère pour la reprise de ses deux sites de Méaulte et Saint-Nazaire-Ville. La rupture des négociations en raison du contexte financier et du niveau du dollar a mis fin à une opération "qui a mobilisé pendant seize mois des ressources importantes au sein du groupe Latécoère", précise la société.

Le groupe juge que le marché est "en croissance" et affirme que son objectif est de "restaurer sa rentabilité malgré la crise financière internationale et la faiblesse du dollar". Latécoère, qui fabrique des aérostructures (tronçons de fuselage et portes) et des câblages, est implanté dans dix pays et fournit Airbus, Boeing, Dassault, ainsi que les groupes canadien Bombardier et brésilien Embraer.

L'entreprise a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 489,4 millions d'euros, qu'elle comptait porter à 1,5 milliard d'euros en 2010, en partie à la faveur du rachat des deux sites d'Airbus.

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