Forte chute du titre Telecom Italia en raison d'inquiétudes sur ses finances

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Le titre Telecom Italia a dévissé aujourd'hui en Bourse jusqu'à 7% après des propos évoquant une situation financière alarmante pour le groupe.

La confusion perdure au sein du premier groupe de télécommunications italien, Telecom Italia. Ce vendredi après-midi le titre a dévissé en Bourse jusqu'à perdre 7% en séance à la suite de comptes-rendus de la rencontre aujourd'hui du nouvel administrateur délégué du groupe, Franco Bernabé, avec les syndicats représentant 83700 salariés.

"La rencontre avec l'administrateur délégué de Telecom Italia, Franco Bernabé, a confirmé nos inquiétudes sur la situation économico-financière de la société", a commenté le secrétaire général du syndicat SLC-CGIL, Emilio Miceli. Les syndicats plaident en effet pour une recapitalisation de l'opérateur de télécoms pour "faire face à une lourde dette et à la nécessité de reprendre les investissements". L'ancien monopole italien des télécoms était endetté à hauteur de 39,175 milliards d'euros à fin juin dernier.

Selon les syndicats, Franco Bernabé leur a indiqué que "la réduction de la dette de la société ne sera pas un processus rapide". En outre, selon un communiqué du syndicat UIL-Com, il a expliqué "avoir trouvé une société appauvrie d'un point de vue industriel, international et compromise d'un point de vue financier".

Franco Bernabé a été nommé à la fin 2007 comme manager de Telecom Italia, contrôlé par un consortium composé des banques Mediobanca, Intesa Sanpaolo, de l'assureur Generali, de Benetton et de l'opérateur espagnol de télécoms Telefonica.

Devant la forte chute du titre, Telecom Italia a publié un communiqué "démentant qu'au cours de la rencontre l'administrateur délégué ait fiat la moindre référence à la politique de dividende, d'augmentation de capital ou l'évolution de la dette". A 17 h 30, le titre Telecom était encore à la baisse, perdant 4,71 % à la Bourse de Milan.

L'opérateur italien est notamment devant le dilemme de dégager des ressources pour investir dans un réseau de "nouvelle génération", c'est-à-dire de fibre optique, devant coûter plusieurs milliards d'euros. Mercredi dernier, Telecom Italia a d'ailleurs annoncé que son réseau, y compris celui de "nouvelle génération" quand il sera constitué, sera regroupé dans une division propre (OpenAccess) séparée de son activité commerciale mais toujours placée à part entière dans le groupe Telecom Italia. Il s'agit d'un premier pas pour satisfaire les demandes de séparation du réseau de la part de l'Autorité de la concurrence italienne.

Les résultats annuels de la société seront publiés le 6 mars prochain. Afin de réduire ses pertes sur le marché français de l'Internet haut-débit, Telecom Italia a mis en vente sa filiale Alice France. Illiad a confirmé lundi dernier sur la radio BFM "son intérêt" pour un rachat, Bouygues Telecom serait également sur les rangs.

Mais Telecom Italia devrait encaisser "assez peu de cette cession" a indiqué récemment à La Tribune une source interne de l'opérateur italien. Interrogé mercredi dernier sur ce dossier, Franco Bernabé a refusé de commenter.

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