L'indien Infosys met la main sur le britannique Axon
La Tribune
La Tribune
Infosys, le grand groupe informatique indien, annonce ce lundi l'achat de la société britannique de conseil informatique Axon pour 753 millions de dollars (509,512 millions d'euros).
Cette offre hisse l'action Axon à 6 livres. Cela représente une hausse de 19,4% par rapport à la valeur enregistrée vendredi (5,025 livres) à la clôture de la bourse de Londres. Et 33% de mieux que la moyenne des six derniers mois (Retrouvez le communiqué d'Infosys sur cet achat en cliquant ci-contre à droite dans l'espace : "pour aller plus loin").
La transaction devrait être finalisée en novembre prochain, a indiqué lors d'un point de presse le PDG d'Infosys, Kris Gopalakrishnan. Le conseil d'administration d'Axon a d'ores et déjà recommandé "à l'unanimité" cette offre.
Cette opération permettra à Infosys de doper ses activités de "services informatiques aux entreprises" dans le monde entier, a-t-il ajouté. Infosys avait indiqué en janvier vouloir trouver des relais de croissance en Europe alors même que la conjoncture américaine ralentit.
Axon, créée en 1994, fournit du conseil informatique à des multinationales et emploie 2.000 personnes en Grande-Bretagne, Amérique du Nord, Australie et en Malaisie.
L'industrie indienne des services informatiques, évaluée à 50 milliards de dollars annuels de chiffre d'affaires et qui a longtemps profité de l'essor des délocalisations, souffre maintenant de la hausse des salaires locaux et du ralentissement aux Etats-Unis avec une réduction des commandes de clients américains. Infosys a été créé il y a 26 ans par sept hommes d'affaires avec un investissement de 250 dollars. Véritable "success story", qui a fait la renommée mondiale de l'Inde dans l'informatique, le groupe emploie maintenant plus de 72.000 personnes.
La Tribune
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France
Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage
A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA
« Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump