Eric Woerth veut limiter la promotion des laboratoires pharmaceutiques

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Devant une commission de l'Assemblée nationale, le ministre des comptes publics veut avec ce moyen limiter la surconsommation de médicaments en France, et donc le déficit de la "Sécu".

Eric Woerth s'est prononcé pour une limitation de la "promotion du médicament" par l'industrie pharmaceutique car, souligne le ministre des comptes publics, ce mardi 12 février, il y a en France "surconsommation de médicaments".

"La taxe est sûrement un outil, ce n'est pas le seul (...) Nous, on préfère les systèmes conventionnels, donc on fera tout pour que ce soit plutôt un système conventionnel", a affirmé Eric Woerth, lors d'une audition par la mission d'étude et de contrôle de la Sécurité sociale (Mecss) de l'Assemblée nationale, pour qui "on a besoin de se concerter plus avec l'industrie pharmaceutique".

Selon Eric Woerth, le gouvernement et les laboratoires veulent "exactement la même chose: qu'ils se développent, qu'ils soient à la pointe (...) En même temps, on est quand même dans un système français où 20 milliards d'euros de consommation médicamenteuse sont remboursés par la voie publique".

Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), publié fin octobre, propose de réduire progressivement de moitié les dépenses des laboratoires pour promouvoir leurs médicaments, qui atteignent quelque 3 milliards d'euros par an, dont trois quarts sous la forme de démarches des visiteurs médicaux auprès des médecins.Cette "visite médicale", "financée en fait par la collectivité à travers les prix administrés du médicament s'avère un moyen très coûteux" avec "plus de 25.000 euros par médecin généraliste par an", estime l'Igas.

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