Après avoir franchi les 100 dollars, le pétrole reste à des sommets

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Les prix de l'or noir sont en hausse ce vendredi matin dans les échanges électroniques en Asie. Le baril WTI vaut 99,34 dollars le baril, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord s'échange à 97,90 dollars. Après la publication des stocks américains jeudi, le baril de WTI avait franchi pour la première fois de son histoire le seuil symbolique des 100 dollars, atteignant 100,09 dollars.

La tension est toujours vive sur les cours du pétrole. Alors que les cours du brut ont dépassé jeudi la barre symbolique des 100 dollars à New York avant de se replier, les prix de l'or noir sont en hausse ce vendredi dans les échanges électroniques en Asie. Dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" pour livraison en février gagnait 16 cents à 99,34 dollars le baril. Le Brent de la mer du Nord pour livraison en février prenait 30 cents à 97,90 dollars, après avoir atteint un nouveau record jeudi à 98,50 dollars.

Les cours du brut américain ont atteint 100,09 dollars le baril jeudi après-midi après la publication des statistiques pétrolières. Les stocks de pétrole brut ont baissé de 4 millions de barils la semaine dernière aux Etats-Unis et se situent à leur plus bas niveau depuis la semaine close le 7 janvier 2005, a annoncé l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut sont revenus à 289,6 millions de barils. Cette baisse survient alors que le taux d'utilisation des capacité de raffinage est en hausse de 1,3% à 89,4%.

Les stocks d'essence ont en revanche augmenté de 1,9 million de barils pour s'élever à 207,8 millions. Le marché attendait une hausse de 1,4 million. Et les stocks de distillats sont en hausse de 600.000 à 127,2 millions de barils. Les économistes anticipaient une baisse de 500.000 barils.

Mercredi, l'or noir avait atteint le niveau record de 100 dollars le baril pour le pétrole de qualité américaine, en raison notamment des tensions au Nigéria, de la faiblesse du dollar, sa monnaie de référence (quand il baisse, le prix du baril compense en montant), et des anticipations de stocks américains de pétrole et de produits distillés (essence, fuel) peu élevés.

En un an, le prix du pétrole a bondi de plus de 50%. Après avoir frôlé les 100 dollars en 2007 (99,29 dollars à New York), il n'aura pas fallu attendre longtemps en 2008 pour atteindre cette barre extrêmement symbolique, une hypothèse que l'on imaginait encore assez virtuelle il y a un an.

Cette flambée reste en partie alimentée par le déséquilibre structurel entre l'offre et la demande, alimentée par la croissance des pays en développement, Chine et Inde en tête. Outre le Nigéria, les tensions géopolitiques, notamment autour de l'Irak et de l'Iran mais aussi désormais au Pakistan depuis l'assassinat de la chef de file de l'opposition Benazir Bhutto, ainsi que climatiques avec des ouragans qui menacent régulièrement les plate-formes pétrolières, expliquent aussi cette tendance.

Selon les spécialistes du secteur, les cours du pétrole vont sans doute continuer à monter au cours des cinq prochaines années, sauf accident lié à un trou d'air économique. La hausse des cours, enclenchée en 2002, devrait se poursuivre en raison de la baisse de la production dans certains pays non membres de l'Opep, d'une forte croissance de la demande des pays comme la Chine ou l'Inde et des tensions en matière de capacité de raffinage.


Le prix du baril pourrait doubler en dix ans, selon un institut allemand
Selon l'institut de conjoncture allemand DIW dont la responsable Claudia Kemfert accorde un entretien au quotidien Berliner Zeitung, "les réserves de pétrole s'amenuisent de plus en plus, et cela va faire monter les prix. Dans cinq ans, un prix de 150 dollars (le baril) est probable, dans dix ans un prix de 200 dollars (...) "Je mise sur une nouvelle hausse à 105 dollars à court terme".

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