« L’accès au spatial africain doit être garanti et pérennisé » (A. Hassan)
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Aboubaker Hassan, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de Djibouti.
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Aboubaker Hassan, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de Djibouti.
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LA TRIBUNE - L’Afrique accélère sur le spatial. Plus de 20 pays (sur les 54 que compte le continent) ont mis en place des programmes spatiaux et 18 ont lancé au moins un satellite, en recourant soit à l’expertise de partenaires étrangers, soit à des stratégies de transfert de compétences et de formation de jeunes ingénieurs. Comment se positionne Djibouti (1,16 millions d’habitants) ?
Aboubaker HASSAN, Secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de Djibouti - En 2020, un partenariat a été signé avec l’Université de Montpellier pour former dix étudiants djiboutiens aux connaissances et savoir-faire des systèmes spatiaux. Après avoir obtenu leurs diplômes, les étudiants ont rejoint le Centre Spatial de l’Université de Montpellier [CSUM], dirigé par le professeur Laurent Dusseau, pour concevoir la mission spatiale CubeSat 1U. Le 11 novembre 2023, Djibouti mettait en orbite son premier satellite, DJIBOUTI 1A, et un an plus tard le second, DJIBOUTI 1B, partait à bord du lanceur Falcon9 de Space X. Mais le programme djiboutien ne s’arrête pas au lancement ni à la mise en orbite réussie des satellites.
Quel est l’objectif de ce programme ?
Il est double : bénéficier d’un transfert de technologies vers Djibouti dans le domaine des nanosatellites et collecter des données émises par les nombreuses stations météorologiques, climatologiques ou hydrologiques. Reparties sur l’ensemble du territoire, ces stations sont parfois situées dans des zones difficiles d’accès où il fallait auparavant se déplacer tous les trois mois. Aujourd’hui la collecte de données se fait presque en temps réel.
Quel type de données collectez-vous ?
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Pour le moment ce sont des données exclusivement scientifiques qui permettent, par exemple, de suivre le niveau des cours d’eau, de surveiller les précipitations, les températures… Dans un pays comme le nôtre, soumis à de fortes contraintes environnementales, ces informations sont cruciales, la mission s’intégrant d’ailleurs dans le programme Hydrosat qui vise à renforcer les capacités djiboutiennes en matière d’observation terrestre et de préservation de l’environnement. Mais nous allons entrer dans une nouvelle phase.