Le Plan épargne retraite dépasse les 150 milliards d’euros d’encours
latribune.fr
Selon Bercy, plus de 60 % des actifs détenus dans les PERD financent directement les entreprises, notamment via les marchés financiers ou le capital-investissement.
Le succès du Plan épargne retraite (PER) se confirme. Le ministère de l’Économie a annoncé dimanche que les encours de ce produit d’épargne avaient franchi fin 2025 le seuil des 150 milliards d’euros, six ans après son lancement.
L’épargne retraite continue de séduire les Français. Selon les chiffres publiés dimanche par le ministère de l’Économie, les encours du Plan épargne retraite (PER) ont atteint 150,4 milliards d’euros au 31 décembre 2025. Le produit compte désormais plus de 12,9 millions de titulaires.
Créé en 2019 dans le cadre de la loi Pacte, le PERD poursuit sa montée en puissance dans un contexte marqué par les inquiétudes autour du financement des retraites et la recherche de placements de long terme.
Une hausse des encours de 20 % en un an
Les encours du PER ont progressé de 20 % sur l’ensemble de l’année 2025. Les PER individuels restent largement majoritaires avec 88,5 milliards d’euros d’encours (+ 21 %), devant les PERD collectifs d’entreprise (33,86 milliards, + 22 %) et les PERD obligatoires (28,04 milliards, + 13 %). En janvier, France Assureurs avait déjà signalé une hausse de 16 % des versements sur les PERD en 2025, à 20,2 milliards d’euros.
Le fonctionnement du PER repose majoritairement sur une gestion pilotée par les assureurs. Les placements sont généralement plus dynamiques lorsque l’épargnant est jeune, avec une forte exposition aux unités de compte, des supports plus risqués mais potentiellement plus rentables.
À l’approche de la retraite, l’épargne est progressivement réorientée vers des actifs jugés plus sécurisés. À l’âge de la retraite, les détenteurs d’un PERD peuvent choisir de récupérer leur capital en une seule fois ou sous forme de rente mensuelle.
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Bercy souligne également le rôle croissant du PERD dans le financement de l’économie. Selon le ministère, plus de 60 % des actifs détenus dans les PERD financent directement les entreprises, notamment via les marchés financiers ou le capital-investissement. Plus de 5 milliards d’euros seraient ainsi investis dans des actifs non cotés.
Le gouvernement voit dans ce produit un levier stratégique pour orienter davantage l’épargne des Français vers le financement des entreprises et de l’économie productive.