Le dernier conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne de l’année devrait maintenir jeudi les taux à leurs niveaux actuels. S’il existe un débat en interne sur le prochain mouvement, l’idée d’une baisse prochaine est loin d’être acquise.Discussions animées mais pas de rebondissement à attendre : telle sera le menu de la dernière réunion de l’année du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, qui se tient mercredi 17 et jeudi 18 décembre. La banque centrale européenne devrait, selon toute probabilité, maintenir ses taux directeurs inchangés, de 2 % pour le taux de dépôt à 2,4 % pour le taux de prêt marginal.
Le discours est désormais bien rodé : la BCE est « bien positionnée » avec les taux actuels, compte tenu d’une inflation maîtrisée et d’une croissance certes modeste mais réelle en zone euro. Pourtant, quelques voix dissonantes se font entendre.
La plus « faucon » du directoire de la BCE, Isabel Schnabel, à qui on prête des ambitions pour succéder à l’actuelle présidente Christine Lagarde jusqu’en 2027, a fait couler beaucoup d’encre en confiant en début de mois qu’elle était « confortable » avec les anticipations du marché qui tablent sur une légère hausse des taux en 2026, de l’ordre de dix points à vingt points de base.
Les marchés se trompent
De son côté, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, au profil plutôt « colombe », ne cesse de répéter que le marché se trompe, que les risques de baisse de l’inflation sont au moins aussi importants que les risques de hausse des prix. Dans un récent discours donné devant un symposium d’économistes du CEPR, le gouverneur a rappelé sa formule à propos des taux, une « bonne position, mais pas une position confortable, ni une position figée ».