Dans un rapport très étoffé, dévoilé le 24 janvier, le verdict des chambres régionales des comptes (CRC) Occitanie, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse est sans appel : la réponse publique sur l'aménagement du littoral méditerranéen face aux risques liés à la mer et aux inondations « n'est pas à la hauteur des enjeux », déclare Valérie Renet, présidente de la CRC Occitanie.
L'institution financière part d'un constat : le littoral méditerranéen « concentre les risques » avec une population qui devrait encore croître de 13% d'ici à 2050, tout comme, avec elle, les activités humaines, la surconsommation des surfaces, « principalement observable en Provence-Alpes-Côte d'Azur » où les villes de Marseille, Nice, Toulon, Antibes et Cannes concentrent 79% des 3,3 millions d'habitants du littoral et le gros de l'artificialisation des sols (5% en Corse, 13% en Occitanie et 24% en Provence-Alpes-Côte d'Azur).
Citant le dernier rapport Med 2050 du Plan bleu qui indique que la Méditerranée est la région qui se réchauffe le plus vite au monde (+2,3°C attendus dès 2050) et où la hausse du niveau de la mer devrait atteindre les 40 cm, la présidente de la CRC Occitanie enfonce le clou, affirmant que « le changement climatique vient aggraver le tout ».