Climat : la COP30, un sommet boudé par les grandes puissances
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Le président brésilien Lula et le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ce jeudi, à Belém
REUTERS - Adriano Machado
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Le président brésilien Lula et le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ce jeudi, à Belém
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Comme chaque année depuis 1995, c’est LE rendez-vous incontournable de la diplomatie climatique. Mais la COP30, qui s’ouvre lundi prochain au Brésil, voit deux pendules s’entrechoquer.
D’un côté, un anniversaire incontournable, celui des dix ans de l’Accord de Paris pour le climat, qui a placé le monde sur une stratégie claire de baisse des émissions de CO2, afin de ne pas réchauffer le globe de plus de 1,5°C en moyenne. De l’autre, un contexte géopolitique bouleversé par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Un climatosceptique assumé qui a sorti les États-Unis de l’Accord de Paris, et artisan d’un « bazooka douanier » comme les économies du monde n’en ont jamais connu.
Dans l’arrière-plan de ce tableau se dessine une inquiétude très nette de voir cette 30è conférence de l’ONU pour le climat manquer une nouvelle marche cruciale, celle d’une nouvelle impulsion de l’Accord de Paris. Car les dernières études scientifiques sont formelles, si les efforts déployés jusqu’ici ont permis au monde de passer d’une trajectoire à + 4,5°C à 2,5-2,8°C d’ici la fin du siècle, l’objectif de Paris des 1,5°C est désormais hors de portée.
Sur l’aspect politique, les premiers pas de la COP30 ne donnent pas un bon signal. Seulement une soixantaine de chefs d’État ont fait le déplacement à Bélem au sommet des chefs d’État ce jeudi, qui cette année précède les négociations. Le ratio était plutôt plus d’une centaine ces dernières années, comme à Bakou en 2024 et à Dubaï en 2023.
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Si la presse a relayé des problèmes logistiques, elle s’est aussi fait écho de « la réticence » de certains dirigeants à se montrer à la COP. La plupart des dirigeants du G20, dont Xi Jinping (Chine) et Narendra Modi (Inde), se sont fait porter pâle. Donald Trump, qui dénonce l’écologie comme « l’arnaque du siècle », n’y enverra même pas de délégation.
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