L'inaction climatique pourrait coûter cher à l’Union européenne
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 16 octobre 2025.
/FW1FP/Alex Smith - REUTERS - REUTERS - Yves Herman
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 16 octobre 2025.
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Il y a quelques semaines, la Cour des comptes l’avait rappelé dans un rapport : le coût de l’inaction climatique coûtera plus cher à la France qu’agir dès à présent. Un constat déjà acté depuis un moment par les scientifiques du climat, les ONG, et désormais le monde économique.
Une étude menée par Sigrid Stagl, une économiste autrichienne reconnue pour ses travaux sur le coût du changement climatique, vient encore appuyer ce fait, cette fois-ci à l’échelle européenne. Selon ce travail, ne rien faire coûtera six fois plus cher que d’investir au bon niveau en faveur de décarbonation.
« L’inaction climatique est l’option la plus coûteuse », a insisté l’économiste, lors de la présentation de l’étude la semaine dernière. Des propos rapportés par le média EU Observer. « Sur le plan économique, social et moral, l’action est la seule stratégie rationnelle. Tout retard accroît les coûts, creuse les inégalités et compromet la rentabilité future de l’Europe. »
Pour bien se rendre compte des ordres de grandeurs, l’économiste autrichienne rappelle qu’au niveau mondial, chaque année, 2 200 milliards de dollars (1 890 milliards d’euros) sont investis dans la lutte contre le changement climatique. Mais selon elle, pour réussir vraiment la transition écologique mondiale, un quadruplement de ces investissements est nécessaire.
Pour l’Europe, l’effort financier doit être, lui, trois fois plus grand qu’aujourd’hui. Mais nous n’en sommes pas encore là. À date, calcule l’étude, d’ici 2050 l’inaction pourrait potentiellement coûter 5 600 milliards de dollars à l’Union européenne Dans ce scénario noir, la perte de PIB pour l’UE oscille entre 3 et 7 %.
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