Le normand CSBT investit 33 millions pour valoriser les coquilles des Saint-Jacques
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La coquille de la Saint-Jacques renferme du carbonate de calcium à très haut degré de pureté.
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La coquille de la Saint-Jacques renferme du carbonate de calcium à très haut degré de pureté.
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Les navires coquillards ont repris la mer depuis quelques jours au large des côtes normandes, premier gisement européen de coquilles saint-Jacques. Jusqu’en mars, les pécheurs remonteront des milliers de tonnes de ce bivalve dont les Français raffolent. Mais la pecten maximus, de son nom savant, ne suscite pas seulement l’intérêt des gourmets.
A Saint-Martin-des-Entrées tout près de Bayeux, la jeune PME CSBT Environnement s’est mise en tête de valoriser non pas sa noix charnue mais sa coquille. Car comme dans le cochon, tout est presque bon, si ce n'est à déguster, au moins à valoriser, dans la Saint-Jacques.
Fruit d’une sédimentation patiente, son enveloppe nacrée est composée à 98% de carbonate de calcium, un élément chimique aux supers pouvoirs qui entre dans la composition d’une quantité innombrable de produits du quotidien. BTP, alimentation, pharmacie, plasturgie, cosmétique, agriculture, chimie… L’économie ne sait pas se passer de cette poudre blanche (inoffensive) que lui fournissent les mines et les carrières. « On en trouve par exemple plus de 30% dans le dentifrice et les bovins en consomment entre 50 et 100 grammes par jour en complément de leur ration », signale Christian Chantreuil, président de CSBT.
Les coquilles des Saint-Jacques, aujourd’hui mises en décharge, incinérées ou rejetées à la mer, pourraient donc constituer demain un gisement de carbonate de calcium biosourcé et de très grande pureté. C’est cette ressource, qui a le statut de déchet, que convoite l’entreprise normande dont l’usine -en cours de construction sur 5 000 m2- devrait être livrée l’été prochain.
A la clef, un investissement de 33 millions d’euros (salué lors du récent sommet Choose France) et la création d’une quarantaine d’emplois.
« La collecte se fera auprès des pêcheurs et des mareyeurs partout en France. La transformation passera par un procédé novateur en trois étapes : le nettoyage pour lequel nous avons mis au point une machine brevetée, le broyage et la micronisation », précise son dirigeant. CSBT, qui compte parmi ses actionnaires Eiffage, le fonds Ademe Investissement et Fastea Capital, prévoit de produire 30.000 tonnes de poudre de carbonate « de haute qualité » (jusqu’à 5 microns) dès l’atteinte de la pleine capacité en 2027 « avec des possibilités d’extension ultérieures », indique la société.
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