Les premières conclusions des « conférences de la souveraineté alimentaire », présentées ce mardi, visent à « réarmer » la France, premier pays agricole d’Europe, qui a vu son excédent commercial alimentaire se réduire à 200 millions d’euros en 2025.Viandes, fruits et légumes, lait… Le gouvernement a dévoilé ce mardi 24 février les premières conclusions des « conférences de la souveraineté alimentaire ». Lancées en décembre par la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, celles-ci visent à « réarmer » la France face à « la guerre agricole » qui « se prépare ».
La France, premier pays agricole d’Europe, a vu son excédent commercial alimentaire se réduire à 200 millions d’euros en 2025, « un plus bas historique » jamais vu depuis au moins 25 ans. La Tribune fait le point sur les trajectoires présentées, secteur par secteur.
Viandes blanches
Pour les viandes blanches, le gouvernement prévoit l’installation ou la reprise d’environ 500 élevages par an et un investissement de 10 à 15 milliards d’euros sur 10 ans.
Dans le détail, il vise la « reconquête des parts de marché françaises en poulets » pour « réduire significativement les importations et répondre à la hausse de la demande ». Le gouvernement veut augmenter la production d’œufs, avec la construction de plus de 70 poulaillers par an.
Autres objectifs : l’installation ou la reprise de 100 élevages de porc et de 30 élevages de lapin par an, ou encore la création de 55 bâtiments par an pour la filière foie gras.
Fruits et légumes
Côté fruits et légumes, le gouvernement entend « gagner 5 points de souveraineté à l’horizon 2030 » et « engager une dynamique pour atteindre +10 points à l’horizon 2035 ».
Pour la pomme de terre, il souhaite « progression de la consommation nationale hors domicile sous forme transformée (produits surgelés, chips, purée) » et une « augmentation de la demande en pommes de terre transformées » de 0,7 à 1,2 million de tonnes.