Viande : les faramineux coûts cachés de la surconsommation de porc
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Une exploitation porcine dans le nord-ouest de la France (photo d'illustration).
AFP - AFP or licensors - FRED TANNEAU
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Une exploitation porcine dans le nord-ouest de la France (photo d'illustration).
AFP - AFP or licensors - FRED TANNEAU
Vendredi, une grande étude internationale réaffirmait les bénéfices, pour la santé et pour l’environnement, d’une alimentation davantage végétale. Aujourd’hui, le rapport d’une ONG française, la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) enfonce le clou, en se concentrant sur la filière porcine.
Il met en avant un coût caché, supporté par les contribuables français, de quelque 2,8 milliards d’euros par an, ainsi que des fragilités intrinsèques, qui assombrissent l’apparente image de bonne santé du secteur.
Parmi les coûts cachés, la FNH s’est employée à calculer ceux découlant des maladies liées à la surconsommation de viande de porc par 63 % des Français, du traitement des pollutions environnementales et du soutien public à la filière. Les premiers s’élèvent à 1,9 milliard d’euros par an pour la Sécurité sociale, dont 1,3 milliard pour soigner le diabète, et le reste pour six autres pathologies mises en avant par une étude de référence mondiale (Global Burden of Disease, GBD) : cancer colorectal, cardiopathie ischémique, insuffisance rénale chronique, maladie artérielle périphérique et accidents vasculaires cérébraux.
À lire également
Les coûts environnementaux, pour leur part, s’élèvent à 162 millions d’euros, recense la FNH : 138 millions d’euros pour la pollution de l’air (surtout pour financer le suivi de la qualité de l’air, mais aussi pour traiter les maladies respiratoires provoquées par l’ammoniac et les particules fines issus des élevages), et 24,6 millions d’euros pour celle de l’eau (gestion des nitrates provenant des lisiers de porc et plan de Lutte contre les algues vertes). 95 millions sont dépensés dans la seule Bretagne, où la filière joue un rôle central pour l’économie régionale.