La ministre de l’Agriculture a inauguré le salon professionnel SITEVI, ce 25 novembre à Montpellier, en annonçant le déblocage d’une enveloppe de 130 millions d’euros pour lancer une nouvelle campagne d’arrachage. Professionnels et syndicats mettent en garde et rappellent qu’au-delà de la régulation des volumes, la filière doit affronter des défis économiques et climatiques majeurs.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard n’est pas venue les mains vides ce 25 novembre pour l’inauguration du salon professionnel SITEVI, dédié aux filières viticoles, vinicole, arboricole et oléicole à Montpellier. Dix jours après la manifestation viticole qui a rassemblé plusieurs milliers de viticulteurs à Béziers, venus faire part de leur détresse, la ministre pose sur la table une enveloppe de 130 millions d’euros, dédiée à une nouvelle campagne d’arrachage.
« Il faut, dans certaines régions, diminuer le potentiel de production. Une première évaluation [de la mesure] sera faite à 70 millions d’euros en 2026 pour un déploiement, ensuite, à la hauteur de ce que nous avons dit », a indiqué la ministre.
À défaut d’arrachage, « nous sommes condamnés à produire plus de vin qu’on ne peut en consommer et en commercialiser, cela crée des stocks qu’il nous faut ensuite distiller, ce n’est pas une solution », a-t-elle ajouté.
Seuls prérequis rappelés par la ministre pour débloquer cette enveloppe : que la France vote son budget et que le paquet Vin de l’Union européenne soit adopté fin décembre.
« On parle d’un peu moins de 20 000 hectares pour 2026 »
« A 4 000 euros l’hectare, on parle d’un peu moins de 20 000 hectares pour 2026, comprend Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, rappelant que 35 000 hectares seraient prêts à être arrachés, selon le dernier sondage de FranceAgriMer. Je crois que ce n’est pas ce que les viticulteurs avaient compris hier soir, même s’il y a un effort fait par l’État. »