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ClimatAgriculture et Agroalimentaire

Crise sanitaire : la France interdit l'exportation de tous ses bovins

Photo de Giulietta Gamberini

Giulietta GAMBERINI

Publié le 17 octobre 2025 à 15:34

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En 2024, la France a envoyé à l'étranger près de 1,3 million de jeunes bovins selon l'Institut de l'élevage, pour plus d'un milliard d'euros selon les douanes.

En 2024, la France a envoyé à l'étranger près de 1,3 million de jeunes bovins selon l'Institut de l'élevage, pour plus d'un milliard d'euros selon les douanes.

REUTERS - Johanna Geron

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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La ministre de l'Agriculture a annoncé vendredi l'« interdiction de toute sortie de bovins du territoire métropolitain ». Elle espère ainsi enrayer la propagation d'une nouvelle maladie vétérinaire non transmissible à l'humain: la dermatose nodulaire bovine.

C’est un coup très dur pour les éleveurs français. Après avoir tenté pendant des mois de ne pas en arriver là, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a finalement annoncé vendredi l'« interdiction de toute sortie de bovins du territoire métropolitain » jusqu’au 4 novembre.

L’objectif est d’éviter la diffusion hors de France du virus qui sévit à l’est du pays depuis l’été : la dermatose nodulaire contagieuse, une maladie animale non transmissible à l’être humain, qui se propage entre bovins par les mouvements d’animaux infectés ou via des insectes. Si le taux de mortalité n’est que de 10 %, elle peut provoquer une baisse drastique de la fertilité et de la production laitière, expliquent les spécialistes.

Une stratégie gouvernementale contestée

Jusqu’à présent, le gouvernement avait tenté d’éviter sa diffusion en imposant l’abattage systématique de tous les animaux des foyers touchés. Plus de 1 700 animaux ont ainsi été abattus en France, d’abord en Savoie et Haute-Savoie, touchées dès juin, puis dans l’Ain, le Rhône et le Jura depuis la rentrée. L’abattage systématique s’accompagne de la création de « zones réglementées » autour des foyers concernés, impliquant des interdictions de mouvement des bovins, et de la vaccination obligatoire de l’ensemble des cheptels du département, prise en charge financièrement par l’État. Des indemnisations pour les éleveurs et « un soutien » de la sécurité sociale agricole ont également été prévues.

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Cette stratégie était alors soutenue par les deux syndicats majoritaires, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, mais elle était critiquée par les deux autres, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à l’abattage systématique. Le gouvernement insistait sur son succès, la maladie ayant été contenue pendant des mois à l’est de la France. En Savoie et en Haute-Savoie « il n’y a plus aucun foyer épidémique depuis le début du mois de septembre », souligne d’ailleurs le ministère.

Giulietta GAMBERINI

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