À l'heure où le développement du solaire atteint des niveaux records, y compris en France, se pose nécessairement la question du stockage d'électricité comme levier efficace pour pallier l'intermittence des énergies renouvelables. Le principe ? Emmagasiner dans une batterie l'électricité produite par les panneaux photovoltaïques en journée, lorsque la production est forte, mais la demande faible, pour pouvoir l'utiliser ultérieurement lorsque la production diminue alors que la demande bondit.
Le solaire engendre des pics de production entraînant des prix négatifs qui obligent les producteurs à payer pour que leur électricité soit consommée. « Le stockage permet d'atténuer ces phénomènes de prix négatifs », souligne Jean-Paul Riquet, directeur régional de Total Énergies Nouvelle-Aquitaine. « À l'inverse, en cas de surconsommation, il y a besoin d'effacer de la consommation. Dans ce cas précis, un système de stockage d'énergie par batterie (BESS) peut permettre de faire tourner une usine pendant quelques heures sans solliciter le réseau électrique. »
Le stockage se fait grâce à des batteries lithium ion, sorte de gros conteneurs, qui ont deux fonctions : équilibrer le réseau et déplacer la production. Les batteries permettent de stocker l'électricité pendant quelques heures. En complément, les piles à combustibles hydrogène stockent pour une plus longue durée. « Dix, douze heures, voire quanrante-huit heures », précise Hanane El Hamraoui, directrice générale adjointe de HDF (Hydrogène de France) Energy qui a inauguré son usine de piles à combustibles fin 2024 à Blanquefort, près de Bordeaux.