Industrie : le français Qista se renforce sur le marché de la démoustication sans pesticides
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Qista vient de mettre sur le marché sa dernière borne anti-moustique, née de ses travaux en R&D.
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Qista vient de mettre sur le marché sa dernière borne anti-moustique, née de ses travaux en R&D.
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C’est un marché qui a émergé doucement mais qui est devenu colossal au gré de l’émergence des maladies provoquées par les moustiques. Le Tigre, venu d’Asie et désormais très bien habitué aux pays du Sud de l’Europe, connu pour être le transmetteur du chikungunya ou de la dengue, en est l’exemple : la démoustication n’est plus un sujet de confort mais bien de santé publique. Sachant qu’en 2025, le coût mondial des moustiques vecteurs de maladies s’établit à près 100 milliards de dollars.
Pour autant, la lutte contre cet insecte nuisible a elle aussi évolué. Aux pesticides et insecticides utilisés auparavant par réflexe et habitude, succèdent des solutions pensées et formulées sans produit néfaste. C’est le cas, dès 2014, de Qista qui adresse la problématique en mettant au point des bornes capables de reproduire les signaux émis par le corps humain, le principe étant d’attirer puis de capturer les insectes.
Une solution qui répond à la fois aux problématiques de préservation de l’environnement, de la santé humaine aussi, sachant que les insectes, au contact des molécules utilisées par les pesticides et autres larvicides savent désormais s’adapter et résister à ces derniers. Un cercle vicieux que cassent les solutions fonctionnant par biomimétisme.
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Qista a ainsi développé sa propre technologie brevetée, MosquiVortex, et imaginé des bornes alimentées par l’énergie solaire, équipées en complément, « de capteurs permettant de faire du monitoring via des caméras qui filment les scènes où les moustiques sont aspirés », explique Pierre Bellagambi, fondateur et dirigeant de la PME provençale. Un système qui permet de générer de l’information et de la data, l’ensemble étant géré par logiciels. Car le secteur de la démoustication est bien plus technologique qui n’y paraît. Le département R&D de Qista, dirigé par Roger Venail, entomologiste et épidémiologiste, réunit 6 personnes, dont des ingénieurs en IA, en mécatronique, en mécanique et en design, un chimiste, une biologiste également. C’est cette équipe qui a ainsi mis au point One xs, dernier produit de la gamme, plus compact, constitué d’un cylindre de Co2 ultra-léger, pesant seulement 425 grammes et donc facile à transporter et manipuler. « Nous avons divisé par onze la consommation de Co2 », précise Pierre Bellagambi. « Comme nous réduisons le besoin en consommable, nous réduisons la taille de l’objet. Il entre ainsi dans l’équivalent de deux cartons à chaussures, cela facilite l’ensemble de la supply-chain. Cela va nous permettre d’adresser encore mieux le BtoC ».