Aéronautique : Freyssinet Aero met 17 millions pour son usine tarnaise
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L'usine Freyssinet.
Florence AT
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L'usine Freyssinet.
Florence AT
Face à la menace russe et aux incertitudes sur l'engagement américain, l'Europe a lancé au printemps dernier son processus de réarmement. Même si les commandes tardent à arriver, les industriels commencent déjà à se préparer à cette nouvelle donne.
Dans le Tarn, le sous-traitant Freyssinet Aero vient ainsi d'engager un plan de 17 millions d'euros d'investissements. Ce spécialiste de l'usinage de pièces complexes va construire un nouveau bâtiment de 4 000 m2 avec des lignes de production automatisées de manière à répondre à la fois à la forte demande de l'aéronautique civile et militaire. « Dans l'aéronautique civile, nous avons des commandes jusqu'à fin 2032, ce plan d'extension doit déjà répondre à l'adéquation de nos moyens par rapport aux volumes annoncés par les donneurs d'ordre », avance Philippe Parsoire, président de la société.
La PME a fait le choix depuis les années 90 de se développer sans participer à la supply chain d'Airbus mais en misant son essor sur l'usinage de pièces plutôt pour les équipementiers, son plus gros client étant Safran. Le groupe a aussi racheté une société spécialisée dans le traitement de surface et investi dans une société de fabrication additive métal et par ailleurs dans la rectification.
Si l'aéronautique civile représente aujourd'hui 90% de son chiffre d'affaires, Freyssinet Aero compte gonfler la part du militaire de 10 à 50% dans les prochaines années. « Il existe aujourd'hui une forte appétence du secteur de la défense et nous y voyons une opportunité pour rééquilibrer nos activités. Même si les cadences sont beaucoup plus basses sur le Rafale de Dassault que sur l'A320 d'Airbus, nous allons investir lourdement afin d'automatiser les volumes de production et rester compétitif pour les industriels de la défense », partage le dirigeant.
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Cette arrivée de nouvelles lignes de production automatisées et le programme de numérisation doivent permettre à la PME de « garder l'activité en France » alors que l'entreprise a toujours refusé d'ouvrir des sites de production dans des pays low cost.
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