Aéronautique : des anciens d'Universal Hydrogen veulent convertir des avions à l'hydrogène
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H4e-motion veut convertir de petits avions à l'hydrogène.
H4e-motion
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H4e-motion veut convertir de petits avions à l'hydrogène.
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« Les surtaxes environnementales peuvent tuer le modèle économique des compagnies aériennes. Pour un avion de huit places, les pénalités peuvent monter à 14 000 euros la tonne de CO2 émise, ce qui représente plusieurs millions d'euros par an par appareil. À un moment donné, les compagnies n'auront pas d'autre choix que de montrer qu'elles font un pas vers l'écologie », estime Pierre Ezerzere, président d'H4e-motion.
Cet ingénieur diplômé de l'Estaca à Toulouse a passé une dizaine d'années à Airbus en travaillant notamment sur un précurseur d'avion zéro émission et le programme Blue Condor, un planeur utilisé pour étudier les traînées de condensation d'hydrogène, avant de rejoindre Universal Hydrogen.
Cette start-up californienne avait choisi Toulouse pour établir son centre de R&D européen et développer un système modulaire pour convertir les avions régionaux à l'hydrogène. Mais à la suite d'une levée de fonds manquée, la société a fait faillite et les 38 salariés toulousains ont été licenciés l'été dernier.
Avec un autre ancien ingénieur toulousain d'Universal Hydrogen, Pierre Ezerzere décide alors de créer H4e-motion pour poursuivre le rétrofit de petits avions vers l'hydrogène.
Malgré l'échec d'Universal Hydrogen et la révision à la baisse par le gouvernement des capacités de production, l'entrepreneur croit toujours à l'avenir de l'aviation à hydrogène.
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Comme Universal Hydrogen, la start-up H4e-motion est positionnée sur le rétrofit d'avions. Mais la mise en œuvre diffère. Alors que la start-up californienne développait des systèmes modulaires pour transporter l'hydrogène liquide par camion du site de production vers l'aéroport, H4e-motion a laissé de côté cette idée. « Pour transporter de l'hydrogène liquide, il faut garantir par exemple qu'en cas de coup de feu sur le camion, le module est sécurisé », illustre le CEO.
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