Aéronautique : la filière va mieux, mais manque toujours de cash
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La filière aéronautique et spatiale gagne en rentabilité, mais doit assurer le financement de sa montée en cadence.
Rémi Benoit/La Tribune
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La filière aéronautique et spatiale gagne en rentabilité, mais doit assurer le financement de sa montée en cadence.
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En début d’année, Guillaume Faury alertait sur le risque de dégradation pour la filière aéronautique française. Le président exécutif d’Airbus, qui dirigeait alors le Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), poussait même un cri d’alarme pour éviter qu’elle ne connaisse le même sort que l’automobile, aujourd’hui en grande difficulté.
La dernière étude de conjoncture réalisée par la Banque de France pour ce même Gifas – désormais mené par Olivier Andriès, directeur général de Safran – tranche quelque peu avec cette crainte. Elle montre que la filière fait état d’une réelle solidité, avec des indicateurs enfin repassés au-dessus de leur niveau d’avant Covid. Pourtant, cela n’oblitère pas tous les points d’inquiétude, à commencer par la question du financement.
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Il peut en effet s’appuyer sur des chiffres solides. En 2024, la filière – y compris ses grands donneurs d’ordres que sont Airbus, Safran, Dassault et Thales – a cumulé 78 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 10 % par rapport à 2023. Et la chaîne de sous-traitance a suivi le rythme avec un taux de croissance similaire. Les effectifs y sont désormais supérieurs à ceux de 2019, « malgré des tensions persistantes sur le recrutement », comme le précise le Gifas ou encore la chaire Pégase de la MBS School of Business.