L'opérateur de satellites européen a commandé 340 nouveaux satellites à Airbus Defence & Space pour renforcer sa constellation OneWeb en orbite basse (LEO).Bis repetita entre Eutelsat et Airbus. Après avoir commandé 100 satellites pour la constellation OneWeb en décembre 2024 à Airbus Defence & Space, l'opérateur de satellites français en a acquis 340 supplémentaires. Une commande possible grâce à l'augmentation de capital finalisé en décembre (1,5 milliard d'euros) pour muscler cette constellation en orbite basse, qui a réalisé en 180 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2024 (+ 80%).
Une croissance similaire a été rééditée en 2025, a d'ailleurs indiqué le directeur général d'Eutelsat Jean-François Fallacher. « Ces nouveaux satellites nous permettront en outre de maintenir notre trajectoire de croissance qui s'est traduite par une progression de 80 % de notre chiffre d'affaires dans le LEO en 2025 », a-t-il précisé. Le début des livraisons est attendu à compter de fin 2026.
Des satellites multi-missions
Ces nouveaux satellites GEN1.R, qui assureront la continuité opérationnelle de la constellation OneWeb, seront construits sur une nouvelle chaîne de production implantée à Toulouse. « Il s'agit d'un pas supplémentaire vers la souveraineté européenne », a expliqué Airbus Defence & Space dans un communiqué séparé. Airbus et Eutelsat ont développé « une relation privilégiée qui se consolide davantage encore à travers ce nouveau contrat », a souligné le directeur des systèmes spatiaux chez Airbus Defence and Space, Alain Fauré.
En outre, ces satellites de nouvelle génération pourront emporter des charges utiles supplémentaires et offrir des services en matière d'observation de la Terre, d'écoute etc… à des fins scientifiques ou à des fins militaires. Eutelsat qui réfléchit à de nouvelles opportunités commerciales, est déjà en contact avec d'éventuels clients. « C’est du gagnant-gagnant : on partagera notamment les coûts de lancement. Et nos hôtes n’auront pas besoin de lancer leur propre satellite. Nous sommes en train de discuter avec une dizaine de clients de façon très avancée. J'espère qu'on pourra d'ici le début de l'année prochaine faire des annonces », avait expliqué Jean-François Fallacher dans une interview accordée à La Tribune.