LA TRIBUNE DIMANCHE — Contrairement à la France et la Grande-Bretagne, l’Allemagne ne participe pas à votre augmentation de capital. Avez-vous des discussions avec Berlin pour rejoindre Eutelsat OneWeb ?
JEAN-FRANÇOIS FALLACHER — Nous souhaitons discuter avec les Allemands.
Est-ce une occasion ratée ?
Ce n’est pas une occasion ratée. Ces opérations sont complexes où il faut que tous les actionnaires se mettent d'accord, en l'occurrence l'État français, l'État anglais, Bharti, CMA CGM et le FSP. Il y a eu beaucoup de discussions. Nous avons préféré avancer sur cette augmentation de capital qui était largement suffisante pour permettre de financer notre plan stratégique jusqu’à l’arrivée de la constellation européenne IRIS². L’autre option était d'attendre pour convaincre d'autres gouvernements de nous rejoindre mais il fallait vraiment qu'on avance et qu'on commande 340 nouveaux satellites – les GEN1R – , dont les premiers seront lancés à partir de l'année prochaine. Cet investissement est financé par l’augmentation de capital. Nous pouvons même financer quelques satellites supplémentaires si nécessaire pour faire la soudure jusqu’à IRIS².