Pour Jean-Louis Borloo, « il faut une république fédérale »
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Jean-Louis Borloo, à la convention Intercommunalités de France, le 9 octobre 2025 à Toulouse.
Florine Galéron
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Jean-Louis Borloo, à la convention Intercommunalités de France, le 9 octobre 2025 à Toulouse.
Florine Galéron
« Cela fait quinze ans que je suis dans ma tanière et je me dis ce n'est pas possible. Comment peut-on avoir le plus grand déficit possible avec une inefficacité à ce point désastreuse ? », scande Jean-Louis Borloo. C'était l'invité de dernière minute ce jeudi 9 octobre de la convention des Intercommunalités de France organisée au parc des expositions (MEETT) de Toulouse au cours de laquelle les élus locaux ont lancé un cri d'alarme face aux coupes budgétaires.
Alors que la démission de Sébastien Lecornu de Matignon lundi a plongé le pays dans une crise politique sans précédent, l'ancien ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy a voulu apporter sa vision pour la France. Jean-Louis Borloo commence par fustiger « les 200 milliards d'euros de dettes qui par un effet boule de neige devraient culminer dans deux ans à 300 milliards ».
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Un trou dans les finances publiques que le centriste attribue à un état centralisé : « Nous passons notre vie en réunion de coordination, en comité de pilotage... Résultat des courses, au bout de 50 réunions de 45 personnes sur une quinzaine d'années, la facture gonfle. Le Grand Paris a commencé à 13 milliards et atteint 36 milliards avec sept ans de retard. L'Etat est efficace quand on fait une loi d'exception et qu'on nomme un général comme pour la reconstruction de Notre-Dame-de Paris ou lors des Jeux olympiques. »