Budget 2026 : le cri d'alarme des intercommunalités face aux coupes « inacceptables »
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Le congres des Intercommunalités de France se tient à Toulouse.
Rémi Benoit
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Le congres des Intercommunalités de France se tient à Toulouse.
Rémi Benoit
Ils appellent à la stabilité. A six mois des élections municipales et dans un contexte de chaos politique, les élus des Intercommunalités de France sont réunis, pendant trois jours au MEETT à Toulouse, pour leur congrès annuel. « Ces deux jours sont l’occasion de rappeler que nous, les consensus et les compromis, nous savons les trouver au niveau local, particulièrement dans l’intercommunalité », introduit Sébastien Martin, président d'Intercommunalités de France et député LR de Saône-et-Loire.
Face à la « gravité de la période d’instabilité parlementaire » et « l’incapacité des forces politiques à s’accorder sur un projet de gouvernement », les 500 élus présents ont voté hier à l’unanimité trois motions, concernant la situation politique actuelle, les finances et la décentralisation. « Il y a un état d’anxiété dans la population avec des problèmes de pouvoir d’achat et le spectacle qui leur est renvoyé est franchement désespérant », a motivé Sébastien Martin. « Nous voulons montrer que même si les choses sont à l’arrêt au niveau local, on continue à faire avancer nos territoires et nos projets », poursuit l’élu.

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Au centre des préoccupations : les coupes budgétaires prévues dans le futur budget 2026. Le projet présenté par François Bayrou mi-juillet prévoyait des économies à hauteur de cinq milliards d’euros pour les intercommunalités, contre environ deux milliards l’an dernier. « Inacceptable » et « incohérent » pour Sébastien Miossec, président délégué des Intercommunalités de France : « dans le PLF présenté cet été (…) les intercommunalités sont appelées à contribuer deux fois plus que la moyenne des autres collectivités sans qu’il n’y ai aucune justification ». Un effort financier intenable, selon lui, qui pousse les élus à appeler le futur gouvernement à repartir d’une « page blanche ». « La part des collectivités locales dans la dépense publique est stable depuis dix ans, s’établissant autour de 11 % du PIB et représentant moins de 8 % de la dette publique » justifie Sébastien Miossec pour qui les efforts doivent être « donnant donnant ». « Cet effort financier n’est réalisable que dans la mesure où les dépenses des collectivités sont effectivement pilotables, ce qui implique un moratoire sur les normes nouvelles, la poursuite d’une politique de simplification de l’action publique », averti-t-il.