Croisières : la taxe de la discorde
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Le nouveau texte prévoit, notamment, l'accueil en rade d'un seul bateau de croisière de plus de 1300 passagers par jour.
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Le nouveau texte prévoit, notamment, l'accueil en rade d'un seul bateau de croisière de plus de 1300 passagers par jour.
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Entré en vigueur le 9 décembre, l’arrêté inter préfectoral régulant l’accueil des navires de croisière dans les ports des Alpes-Maritimes va-t-il apaiser les tensions qui opposent l’Etat, les collectivités et les professionnels du secteur ? Rien n’est moins sûr. Du côté de la Métropole Nice Côte d’Azur, engagée dans un long bras de fer pour interdire la présence des bateaux gros-porteurs sur ses côtes, on réaffirme son opposition à ce texte issu de concertations entamées cet été. Celui-ci plafonne pour chacun des ports azuréens concernés le nombre de bateaux de croisière de + de 1300 passagers accueillis en rade à un par jour (15 maximum sur la période juillet-août) et le nombre moyen de passagers à débarquer annuellement à 2000 par jour. Il donne par ailleurs la priorité aux compagnies ayant adhéré à la Charte Croisière Durable en Méditerranée, signée le 7 juin dernier par les ministres français et monégasque chargés du transport. Laquelle impose une vingtaine de mesures en matière de protection de la biodiversité, de limitation des rejets en mer et de réduction des pollutions sonores et lumineuses, de gaz à effets de serre et de polluants atmosphériques.
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« Cet arrêté est totalement insuffisant », juge la collectivité qui ne voit là « aucune mesure de régulation réelle et opérante ». En riposte, elle vient d’activer l’outil tarifaire. Adopté au Conseil métropolitain du 4 décembre, il prend la forme d’une hausse de la redevance par passager, comprenant une part environnementale calculée selon le principe du « pollueur-payeur ». « Dès le mois de janvier 2026 et pour toutes les escales à venir, plus un navire est grand, ancien et polluant, plus la contribution qu’il versera à la Métropole sera élevée », précise la collectivité qui a accueilli pendant la saison estivale 120 bateaux à Nice, 88 à Villefranche-sur-Mer. Une modulation qui cherche à dissuader les compagnies de déployer leurs unités les plus massives au profit de celles plus modernes, moins émettrices et raccordables à l’électricité à quai. Que les recettes ainsi générées contribueront à financer.