Budget 2026 : les sénateurs veulent aussi faire contribuer les retraités aisés
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gérard Larcher, président du Sénat français, le 11 novembre 2025.
REUTERS - Benoit Tessier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gérard Larcher, président du Sénat français, le 11 novembre 2025.
REUTERS - Benoit Tessier
C’est l’un des sujets les plus sensibles de l’examen du budget 2026 : la réforme de l’abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités en France, avec un plafonnement à 4399 euros par foyer. Une niche fiscale ancienne, mise en place en 1977 afin « d'atténuer la pression fiscale » sur les nouveaux retraités et soutenir leur niveau de vie par rapport aux actifs.
Mais pour trouver des économies, le gouvernement tente de réformer cette niche emblématique. Dans son PLF 2026 transmis à l’Assemblée nationale, l’exécutif a proposé un forfait de 2 000 euros « applicable aux pensions de retraite perçues par chaque membre du foyer fiscal ». Ce qui signifie que pour un couple de retraités, l’abattement fiscal effectif pourrait atteindre 4 000 euros au total, soit 399 euros de moins par rapport à la niche initiale.
Selon la ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, cette mesure permettait de réaliser 1,2 milliard d'économies pour l’État, et était plus redistributive. « Aujourd'hui, l'abattement de 10 % est anti-progressif, plus vous avez de revenus, plus vous en bénéficiez », avait ainsi souligné la ministre en début de semaine dernière.
Et d’ajouter que le système actuel bénéficie essentiellement aux foyers fiscaux imposables. Les retraités les plus modestes, non imposables donc, en sont exclus. Notamment les retraités célibataires ne percevant que 20 000 euros de pension annuelle ou les couples dont la retraite cumulée par année ne va pas au-delà de 40 000 euros.
Mais l’idée n’a pas convaincu les élus du Palais-Bourbon, qui l’ont rejetée à une très large majorité, toutes sensibilités politiques confondues (Rassemblement national, France insoumise, Droite républicaine, Écologiste et Social et Liot). Et les quelques jours qui ont suivi, jusqu’au rejet de la partie recette du PLF, n’ont pas vu les lignes bouger sur ce sujet.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
