Le Royaume-Uni reconnaît un État palestinien, Netanyahou dénonce un « danger » pour Israël
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a accusé Londres et Lisbonne de mettre "en danger l’existence d’Israël ".
Ronen Zvulun
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a accusé Londres et Lisbonne de mettre "en danger l’existence d’Israël ".
Ronen Zvulun
Le Royaume-Uni a annoncé dimanche sa reconnaissance officielle d’un État palestinien, une décision hautement symbolique qui doit être suivie dans les prochains jours par une dizaine d’autres pays lors d’un sommet à New York coprésidé par la France et l’Arabie saoudite.
À Londres, le Premier ministre Keir Starmer a estimé que cette décision permettait de « maintenir vivante la perspective d’une solution à deux États », à l’heure où les hostilités se poursuivent à Gaza. Son vice-Premier ministre David Lammy a confirmé que le gouvernement avait jugé les conditions initialement fixées – dont un cessez-le-feu à Gaza – « désormais impossibles à remplir » après l’intensification des opérations israéliennes.
Israël n’avait pas attendu ces déclarations pour réagir. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a accusé Londres - mais aussi Lisbonne qui va rejoindre ce dimanche la Grande-Bretagne, le Canada et l’Australie - de mettre « en danger l’existence d’Israël ». « Nous lutterons à l’ONU et sur tous les terrains contre les appels à la création d’un État palestinien qui constituerait une récompense absurde pour le terrorisme monstrueux », a-t-il déclaré lors d’une réunion gouvernementale. Israël vient d’approuver un projet controversé de 3 400 logements en Cisjordanie, dénoncé par l’ONU car il couperait en deux le territoire palestinien.
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a affirmé dimanche que son pays devait annexer la Cisjordanie en réaction à la reconnaissance d’un État palestinien par l’Australie, le Canada et la Grande-Bretagne.
Benyamin Netanyahou a affirmé que son gouvernement allait étendre la colonisation juive en Cisjordanie occupée, en réaction aux reconnaissances d’un État palestinien par des pays occidentaux.
A l'inverse, le président palestinien Mahmoud Abbas a estimé que la décision britannique est « un pas important et nécessaire vers la concrétisation d'une paix juste et durable ». Un haut responsable du Hamas, Mahmoud Mardawi, a jugé auprès de l'AFP qu'elle était « une victoire pour les droits du peuple palestinien. »
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À Lisbonne, le ministère des Affaires étrangères a justifié sa décision par « l’évolution extrêmement préoccupante du conflit, tant sur le plan humanitaire que politique ». Selon l’ONU, près des trois quarts des États membres reconnaissent déjà la Palestine, proclamée en 1988. Les États-Unis, alliés indéfectibles d’Israël, s’opposent en revanche à cette initiative. En visite d’État au Royaume-Uni, Donald Trump a réaffirmé son hostilité à la décision britannique, soulignant qu’elle ne favoriserait pas la paix.
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Cette annonce intervient alors qu’Israël a lancé une vaste opération terrestre et aérienne contre Gaza-ville, visant à « anéantir » le Hamas. Une commission d’enquête de l’ONU a conclu la semaine dernière qu’Israël commettait un génocide dans l’enclave palestinienne, accusation rejetée par Tel-Aviv. Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait 1 219 morts en Israël selon les autorités, les représailles israéliennes ont causé la mort de plus de 65 000 Palestiniens à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.
(Avec AFP)
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